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Assises sur le financement des universités : Sup’Recherche-UNSA propose un modèle d’allocation des moyens transparent et équitable
Réuni dans le cadre des Assises sur le financement des universités, Sup’Recherche-UNSA a présenté une contribution ambitieuse visant à refonder les modalités d’allocation des moyens de l’enseignement supérieur. Le syndicat y dresse un constat préoccupant : plus de la moitié des universités connaissent aujourd’hui des difficultés financières importantes, conséquence directe d’un sous-financement chronique et d’une compensation insuffisante des mesures salariales décidées par l’État.
Pour Sup’Recherche-UNSA, la situation actuelle est aggravée par l’absence d’un modèle national de répartition des moyens clair, transparent et partagé. Cette opacité nourrit l’incompréhension entre les établissements, les personnels, les organisations syndicales et le ministère, tout en fragilisant le dialogue social et la capacité des universités à construire des stratégies de long terme.
Face à ce constat, le syndicat propose un véritable « contrat gagnant-gagnant » entre l’État et les universités. Sup’Recherche-UNSA demande notamment que la masse salariale soit intégralement financée par l’État, y compris les évolutions liées au glissement vieillesse technicité (GVT) et aux mesures générales de rémunération. Cela a pour conséquence que la masse salariale soit sortie de la SCSP. En contrepartie, les établissements s’engageraient à garantir un niveau de formation et de recherche cohérent avec les emplois financés.
Sup’Recherche-UNSA avance également un nouveau modèle d’allocation des moyens, hors masse salariale, reposant sur trois piliers :
- 70 % de socle garanti, calculé principalement à partir du nombre d’étudiants et ajusté par des coefficients tenant compte des disciplines, des niveaux de formation, des publics accueillis et des contraintes territoriales ;
- 20 % de part modulée, fondée sur des indicateurs limités et lisibles tels que la réussite étudiante, la progression des parcours, l’insertion professionnelle et l’accompagnement des étudiants ;
- 10 % maximum dédiés à l’innovation et aux projets, afin de soutenir les transformations sans mettre les établissements en concurrence permanente.
Le syndicat préconise enfin la mise en place de mécanismes de régulation garantissant la stabilité financière des établissements : limitation des baisses annuelles de dotation, rattrapage progressif des universités historiquement sous-dotées et transparence totale des critères de financement.
Pour Sup’Recherche-UNSA, l’avenir de l’enseignement supérieur public passe par un financement fondé sur l’équité, la transparence et la visibilité pluriannuelle. À l’heure où les universités sont confrontées à une dégradation continue de leur situation budgétaire, il devient indispensable de restaurer la confiance entre l’État et les établissements afin de garantir durablement la réussite des étudiants, le développement de la recherche et l’égalité d’accès au savoir sur l’ensemble du territoire.
Sup’Recherche-UNSA continuera à porter ces propositions auprès du ministère afin que les futures décisions en matière de financement répondent enfin aux besoins réels des universités et des personnels.
Image : Wroszczuk in Pixabay


