Dernière édition le : août 31st, 2026.
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Une rentrée sans concession sur le dialogue social

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Cette rentrée s’ouvre sur une accélération, pas une pause. Depuis juillet, deux textes réglementaires ont redessiné, sans débat public à la mesure des enjeux, la gouvernance et le financement de notre secteur.

En juillet, la déconcentration de l’enseignement supérieur s’est étendue avec la généralisation des nominations de recteurs délégués dans toutes les académies (selon quel coût pour les finances publiques ?) Corrélativement, l’universalisation des modes de contractualisation avec l’État par Contrat d’objectifs de moyens et de performance incluant la masse salariale (les COMP 100%) se poursuit.

  • Pour Sup’Recherche-UNSA, cette déconcentration trahit l’abandon de l’Etat et n’est que le masque d’une politique de débudgétisation

Face au diagnostic de sous-financement du service public, le Ministère ne propose que l’appel à la diversification « des moyens de financement », l’augmentation des frais d’inscription ( pour les étudiants étrangers dès la rentrée) et la reconnaissance du secteur de l’enseignement supérieur privé via Parcoursup !

  • Pour Sup’Recherche-UNSA, tout cela signe un repli face aux défis à venir et l’abandon des ambitions de formation pour toute une classe d’âge.

Sur le terrain de nos métiers, la contractualisation gagne du terrain chaque année sans garantie de carrière en contrepartie, et la précarité s’installe durablement pour une partie croissante de nos collègues. Les enseignants issus du second degré affectés dans le supérieur restent pénalisés par un régime indemnitaire inférieur à celui de leurs homologues enseignants-chercheurs pour les fonctions comparables. Les chercheurs font face à des grilles de carrière stagnantes, et les enseignants-chercheurs à des services statutaires régulièrement dépassés sans compensation à la hauteur. Dans un tel cadre, assurer le respect de la liberté académique devient une gageure.

  • Pour Sup’Recherche-UNSA, la défense des personnels enseignants et chercheurs du supérieur est un souci quotidien. Notre cellule SOS-demande d’aide syndicale, très sollicitée ces derniers mois, accompagne un nombre croissant de collègues (chercheurs, doctorants, enseignants-chercheurs, enseignants du supérieur, titulaires comme contractuels) confrontés à des situations personnelles ou statutaires difficiles.

Face à cela, fidèles à l’ADN de notre organisation, nous restons une organisation de dialogue et de proposition : c’est notre culture, et nous continuerons de porter des propositions constructives au Ministère, convaincus que c’est la voie la plus utile à nos collègues. Mais ce choix du dialogue n’est pas inconditionnel. Quand le Ministère n’écoute pas, quand les décisions se prennent sans concertation réelle, nous savons hausser le ton et nous opposer avec la même détermination. Cette double capacité n’est pas de circonstance : elle est inscrite dans nos statuts, qui excluent toute affiliation partisane, et elle fonde notre indépendance d’action, sans dépendre d’un camp. C’est cette indépendance qui nous permet aujourd’hui de peser collectivement, dès maintenant, sur des textes qui engagent nos carrières et nos établissements pour les six prochaines années.

Dialogue exigeant, fermeté quand elle s’impose, indépendance statutaire, accompagnement de terrain : ce ne sont pas des mots, ce sont les faits qui nous distinguent au quotidien.

 

En cette rentrée, ne vous résignez pas,

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