CNESER du 15 septembre

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Une fois n’est pas coutume, nous avions un ordre du jour raisonnable, moins d’une dizaine de textes à étudier. La séance a débuté par un bilan de la rentrée.

Sup’Recherche – UNSA a fait part des remontées très contrastées que nous avons eues. Les situations varient en fonction de l’Université et au sein d’une même université en fonction des composantes. Force est de constater les différences entre les filières en tension et les autres s’accroîssent encore un peu plus, ainsi que les différences entre les universités le moins mal dotées et celles qui manquent cruellement de moyens.

C’est pouquoi Sup’Recherche – UNSA demandé que le plan de relance ne vise pas qu’à «sauver des millions d’emplois etd’éviter des milliers de faillites d’entreprises» mais investisse plus massivement et plus équitablement sur sa jeunesse. On ne peut pas se satisfaire de l’annonce de la création de 10 000 places cette année dans l’ESR financées à hauteur de 20M€. Nous l’avons souligné lors du dernier CTMESR, cette enveloppe ne correspond qu’au quart de ce que l’État investit aujourd’hui pour un étudiant de filière générale et moins d’un sixième de l’investissement fait pour un étudiant de STS ou CPGE. Cette inégalité qui perdure et seconfirme d’année en année est simplement inacceptable. Nous avons demandé une nouvelle fois un alignement des dotations par étudiants dans les filières générales des universités sur celles de étudiants de STS et CPGE.

Nous avons aussi rappelé les craintes de nos collègues de voir se mettre en place une distanciation durable de l’enseignement sans cadre, ni garanties. Il est urgent de rassurer les collègues qui se voient contraints d”assuerer un même enseignement selon deux modalités : en présentiel et en ligne. Pour cadrer ces conditions particulières de travail Sup’Recherche a demandé la mise en place d’une charte du télé-enseignement.

Compte rendu ici.