Sup’Recherche-UNSA porte les exigences budgétaires de l’Enseignement supérieur à l’Assemblée nationale

Mardi 8 septembre, Sup’Recherche-UNSA a été reçu à l’Assemblée nationale par le rapporteur chargé du budget de la recherche dans l’enseignement supérieur et les organismes de recherche. Cette rencontre nous a permis de défendre avec force la nécessité de donner aux universités et aux organismes de recherche des moyens à la hauteur de leurs missions.

Nous avons rappelé qu’une légère hausse budgétaire affichée ne constitue pas une augmentation réelle des moyens.

Les crédits de l’Enseignement supérieur doivent être appréciés en euros constants !

Sup’Recherche-UNSA a demandé leur compensation intégrale, le respect des engagements pris par l’État dans le cadre de la loi de programmation de la recherche ainsi que la protection des crédits contre les gels et les annulations en cours d’année. Les annulations intervenues en 2026 ont fragilisé des projets déjà engagés et compromis la continuité de certains travaux scientifiques.

Sup’Recherche-UNSA défend un financement ambitieux et pérenne de la bifurcation écologique.

Celle-ci ne peut être réduite à la rénovation énergétique des bâtiments ni devenir une nouvelle injonction imposée aux établissements sans moyens supplémentaires. Elle doit concerner simultanément la recherche, les formations, le patrimoine, les mobilités, les achats, le numérique et le fonctionnement des campus. Cela suppose des crédits nouveaux, une programmation pluriannuelle, des financements récurrents pour les laboratoires et le recrutement des personnels scientifiques et techniques nécessaires.

Les incendies et les épisodes de canicule de cet été nous rappellent que l’urgence climatique n’est plus une perspective lointaine. Elle produit déjà des effets concrets sur les populations, les territoires et les établissements. Sup’Recherche-UNSA milite pour accélérer le développement de la recherche environnementale, mieux coordonner les programmes scientifiques et favoriser les approches interdisciplinaires associant sciences de l’environnement, santé, ingénierie, droit, économie et sciences humaines et sociales. Retarder les investissements nécessaires aujourd’hui ne fera qu’accroître demain les coûts humains, sociaux, économiques et écologiques.

Dans cette perspective, Sup’Recherche-UNSA travaille à l’élaboration de propositions de bonnes pratiques pour accompagner la bifurcation écologique dans les universités, notamment dans les usages du numérique. La recherche environnementale et la bifurcation écologique ne peuvent plus rester de simples priorités affichées. Face à l’accélération du dérèglement climatique, il est urgent d’agir et de mobiliser, dès maintenant, des moyens réels, pérennes et à la hauteur des enjeux.

Sup’Recherche-UNSA continuera à porter ses exigences dans le débat sur le PLF 2027,

notamment lors de son entretien avec le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, prévu le 14 septembre 2026.

Image : Alexandra Koch in Pixabay




Un report de mauvais augure ?

Communiqué de presse

Nous apprenons que la campagne de repyramidage ne pourra se tenir comme initialement prévu et que l’ouverture de celle-ci est reportée. La raison à cela : la publication de l’arrêté concernant le repyramidage pour 2025 n’a pas été publié car, selon la DGRH du Ministère il est lié juridiquement au vote du PLF 2025.

On peut s’interroger sur la raison avancée car en 2022, un arrêté analogue (que l’on trouvera ici : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046678382) a fixé pour les années 2023 et 2024 la répartition du nombre de promotions internes. Si, le 8 novembre 2022, date de signature de l’arrêté, le PLF 2023 avait été adopté (par 49.3 !) celui de 2024 était loin de l’être !

Sup’Recherche-UNSA espère cela n’est pas de mauvais augure et que les mesures RH prévues dans la loi de Programmation de la Recherche, ainsi que le protocole d’accord majoritaire seront respectées.

Sup’Recherche-UNSA rappelle avoir demandé au Ministère, sur la base d’un bilan que vous pouvez télécharger ici à propos de cette voie d’accès au corps de PU, qu’elle

  • se prolonge au-delà de 2025 avec trois contingents supplémentaires qui pourraient être calibrés à 600 possibilités par année ;
  • soit pérennisée comme le préconise le rapport de Fabienne BLAISE, Pierre DESBIOLLES et Patrick GILLI, d’avril 2021 ;
  • et qu’une partie des avancements de corps se fasse sur proposition du CNU et un qu’une autre soit attribuée localement par les établissements comme c’est le cas pour les avancements de grades.

 

Ivry-sur-Seine le 20 janvier 2025.