CNRS : la recherche  empêchée

Après avoir subi une amputation de 20% de leurs dotations et récemment une ponction de 10 % de leurs ressources propres, les directions des UMR-CNRS viennent d’apprendre par une note de leur direction que les recrutements CDD sur l’ensemble des crédits (y compris ressources propres) étaient gelés.

Pour Sup’Recherche-UNSA, cette situation ajoute un nouveau frein à la recherche publique déjà bien peu financée et décourage les équipes qui, à leur corps défendant, s’investissent dans des appels à projet chronophages pour pallier le désengagement de l’État.

Sup’Recherche-UNSA demande à la direction du CNRS de revenir sur cette décision en autorisant les directions de laboratoire à utiliser leurs ressources propres afin de recruter des personnels de soutien indispensables à la gestion même des contrats de recherche, des stagiaires dont beaucoup sont appelés à devenir les doctorants de demain.

Sup’Recherche-UNSA apporte son soutien aux directions de laboratoires dans leurs revendications auprès de la direction du CNRS.

Image faite par I.A




Assises du financement des universités : une première journée marquée par un diagnostic sans appel

La première journée des Assises du financement des universités s’est ouverte le 26 mars 2026.

Les interventions des ministres de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, du ministre des comptes publics ainsi que celles des coprésidents des Assises ont restitué les échanges conduits avec les organisations syndicales. France Universités et plusieurs collectivités territoriales étaient également présentes.

Un constat s’impose avec force : celui d’un sous-financement structurel des universités, aggravé par un désengagement progressif de l’État.

Ce diagnostic est aujourd’hui largement partagé, tant par les organisations syndicales que par de nombreux présidents d’université présents aux assises.

Face à cette situation, certaines organisations ont fait le choix de quitter les Assises. Sup’Recherche-UNSA a, pour sa part, pris ses responsabilités en demeurant pleinement engagée dans les travaux, afin d’y porter et défendre les revendications adoptées lors de son Congrès des 19 et 20 mars à Tours.

Le témoignage d’une présidente d’université, confrontée à un déficit de 3 millions d’euros faute de dotation suffisante, illustre la gravité de la situation. À la question posée — « comment faire ? » — aucune réponse concrète n’a, à ce stade, été apportée.

Dans ce contexte, Sup’Recherche-UNSA continuera de défendre avec détermination un financement à la hauteur des missions du service public universitaire !