Sup’Recherche-UNSA : création d’un Observatoire de l’Intelligence Artificielle

Conformément à la décision adoptée lors du congrès de Tours, Sup’Recherche-UNSA annonce la création de son Observatoire de l’Intelligence Artificielle. Cette initiative traduit notre volonté de ne pas subir les transformations profondes engendrées par l’IA, mais de les analyser, les comprendre et y apporter une réponse collective, éclairée et démocratique.

Les enjeux liés à l’intelligence artificielle dépassent désormais largement le simple cadre de l’usage des outils numériques. L’IA transforme en profondeur les mécanismes qui structurent notre vie en société : le travail, l’accès aux savoirs, la recherche, l’information, la santé, les libertés publiques, les rapports sociaux et même les processus démocratiques.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, ces mutations interrogent directement les métiers, les pratiques pédagogiques, les modes d’évaluation, la production scientifique ainsi que les conditions de travail des personnels. Elles soulèvent également des questions majeures en matière d’éthique, de souveraineté scientifique, de protection des données et d’indépendance intellectuelle. L’intelligence artificielle ne peut être laissée aux seules logiques économiques et technologiques. Elle constitue un enjeu social, démocratique et humain majeur qui nécessite une vigilance collective permanente.

Face à ces bouleversements, Sup’Recherche-UNSA entend porter une réflexion exigeante, fondée sur l’expertise scientifique, le pluralisme des approches et la défense du service public. Cet observatoire aura pour mission de produire des analyses, d’organiser des débats, d’éclairer les personnels et de formuler des propositions concrètes auprès des pouvoirs publics et des établissements.

Ces questions vous intéressent, Rejoignez-nous pour l’étude de ses questions administration@sup’recherche.org

Image : Geralt in Pixabay




Assises du financement des universités : une première journée marquée par un diagnostic sans appel

La première journée des Assises du financement des universités s’est ouverte le 26 mars 2026.

Les interventions des ministres de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, du ministre des comptes publics ainsi que celles des coprésidents des Assises ont restitué les échanges conduits avec les organisations syndicales. France Universités et plusieurs collectivités territoriales étaient également présentes.

Un constat s’impose avec force : celui d’un sous-financement structurel des universités, aggravé par un désengagement progressif de l’État.

Ce diagnostic est aujourd’hui largement partagé, tant par les organisations syndicales que par de nombreux présidents d’université présents aux assises.

Face à cette situation, certaines organisations ont fait le choix de quitter les Assises. Sup’Recherche-UNSA a, pour sa part, pris ses responsabilités en demeurant pleinement engagée dans les travaux, afin d’y porter et défendre les revendications adoptées lors de son Congrès des 19 et 20 mars à Tours.

Le témoignage d’une présidente d’université, confrontée à un déficit de 3 millions d’euros faute de dotation suffisante, illustre la gravité de la situation. À la question posée — « comment faire ? » — aucune réponse concrète n’a, à ce stade, été apportée.

Dans ce contexte, Sup’Recherche-UNSA continuera de défendre avec détermination un financement à la hauteur des missions du service public universitaire !




Congrès de Tours, 19-20 mars 2026 : Sup’Recherche-UNSA en ordre de marche

Sup’Recherche-UNSA a tenu son Congrès dans les locaux de l’Université de Tours les 19 et 20 mars 2026.

Notre syndicat se développe en nombre d’adhérents et de sections et il déploie de nouvelles modalités d’actions syndicales.

Ce Congrès a vu l’arrivée de nouveaux délégués pour lesquels il s’agissait d’une première participation, ce qui témoigne de notre vitalité syndicale.

Nous y avons reçu la secrétaire générale de notre fédération de l’UNSA-Education. Notre syndicat poursuit son développement dans un contexte qui s’est tendu, et dans la perspective des échéances électorales à venir.

Nous avons désigné des chargés de mission, renouvelé le Conseil national et le Secrétariat national.

Nous avons élu deux co-secrétaires généraux : Ben Alichérif, Professeur en informatique à Université de Paris 8 et Virginie SAINT-JAMES, MCF en droit public à l’Université de Limoges.

Plus que jamais, Sup’Recherche-UNSA reste fidèle à ses valeurs pour  la défense du service public de l’enseignement supérieur.