Pour ne pas avoir, une fois encore, à réformer la réforme !

[Communiqué de presse]

Sup’Recherche-UNSA, appelle les collègues qui exercent au service de la formation des enseignants en INSPE et dans les UFR, à manifester leur mobilisation le 6 mai prochain en portant un brassard bleu “En colère” et en envoyant un mail au MESR Secrétariat directeur de cabinet MESRI qui demande :

1. de surseoir d’une année à la mise en place des nouveaux concours ;

2. d’associer pleinement dans le dialogue social les OS qui représentent les enseignants et enseignants-chercheurs qui participent à la formation des enseignants.

Si pour Sup’Recherche-UNSA, le statut quo n’est pas possible, la réforme ne peut pas se faire à marche forcée et sans (voire contre) les acteurs de cette formation. Si les OS qui représentent les enseignants et enseignants-chercheurs ont été reçues le 8 novembre dernier, depuis lors, aucune concertation.

Sup’Recherche-UNSA exhorte le gouvernement à prendre conscience que cette réforme n’a aucune chance de réussir si elle se fait, à marche forcée, sans associer les enseignants et enseignants-chercheurs des INSPE et des UFR.

Contacts :

Sup’Recherche-UNSA, 87 bis, avenue Georges Gosnat, 94 853 Ivry-sur-Seine cedex
Jean-Pascal Simon, Secrétaire général,  SG@sup-recherche.org
Virginie Saint-James, Secrétaire générale adjointe,  SGA@sup-recherche.org

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La réforme de la formation des enseignants … Par Jupiter !

Vendredi 5 avril, le Président Macron a confirmé les éléments qui avaient « fuité » il y a quelques jours : concours à BAC+3, ouverture de licence spécifiques pour le professorat des écoles, transformation des INSPE en « écoles normales du XXIe siècle », etc.

Sup’Recherche-UNSA déplore l’absence de dialogue social avec les OS de l’ESR.

Aussi nous avons fait ce communiqué de presse pour dénoncer :

  • l’irrespect qu’il y a à annoncer le 5 avril que les textes organisant les nouveaux concours seront publiés d’ici la fin du printemps 2024 (le 20 mai);
  • reprise en main de la formation des enseignants par les tutelles, « on va beaucoup plus piloter la formation des maîtres » a dit E. Macron qui envoie ainsi un message de défiance à l’égard du monde universitaire.

Sup’Recherche-UNSA s’inquiète à propos :

  • du devenir des personnels qui exercent en INSPE qui seront « progressivement transformés en écoles normales du XXIe siècle ». Sup’Recherche-UNSA exige qu’ils soient traités dignement et qu’ils retrouvent une place dans l’enseignement supérieur correspondant à leurs compétences et leurs aspirations.
    des moyens seront alloués à cette réforme. Doit-on rappeler que le gouvernement vient d’annuler 904M€ de crédits pour l’ESR et 600M€ pour le MEN. Monter de nouveaux modules, de nouvelles licences a un coût, et beaucoup d’universités sont déjà en situation financière difficile

Le modèle de formation porté par le projet « d’écoles normales du XXIe siècle » va à l’encontre des principes universitaires de collégialité et de liberté académique, et acte une « désuniversitarisation » de la formation des enseignants.

Pour Sup’Recherche-UNSA, réformer seul, sans les organisations syndicales c’est mettre sur de bien mauvais rails la formation des enseignants.

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Sup'Recherche – UNSA




Réforme de la formation des enseignants ou le monologue du solitaire

Sup'Recherche – UNSA

Sup’Recherche-UNSA est particulièrement affligé d’apprendre par un document qui a « fuité » du MEN, ce qu’il y a dans le projet de réforme de la formation des enseignants. Cela fait plusieurs mois que nous interrogeons notre ministère de tutelle, le MESR, sans réponse si ce n’est la forte probabilité d’un déplacement des concours en L3 et le souhait d’une filière de licence qui conduise au professorat des écoles.

Sup’Recherche-UNSA, à de nombreuses reprises, a demandé au MESR :

  • de désigner un.e porteur.e de ce projet, soulignant le sentiment que cette réforme échap-pait à l’enseignement supérieur ;
  • d’annoncer très vite que les nouveaux concours ne seront pas mis en œuvre avant la cam-pagne 2026 ;
  • d’associer pleinement les organisations syndicales qui représentent les enseignants et en-seignants-chercheurs des universités à l’élaboration de ce projet.

Tout cela sans réponse.

Sup’Recherche-UNSA est très mécontent de ce qu’il faut bien appeler un « monologue social ». Le gouvernement : le MEN et le MESR (un peu ?), mais aussi Matignon et l’Elysée, ne répondent pas aux demandes de dialogue des partenaires sociaux, procrastinent des arbitrages qu’ils annoncent pour bientôt … et décident brutalement, sans considération de ses agents qui auront à mettre en œuvre une réforme.

Lors de la précédente réforme de 2019 conduite par cette même majorité, nous avions dénoncé une réforme qu’il faudrait réformer nous y voilà ! La manière de procéder est la même « respectueuse, ni des partenaires sociaux, ni des personnels des INSPÉ et des composantes universitaires ».

On dit que l’histoire ne re répète pas ? Avec Emmanuel Macron si !

Pour ces raisons, Sup’Recherche-UNSA ne se prononce pas, pour l’instant, sur le contenu du document qui a fuité. Nous avons lancé une consultation des collègues et nous allons analyser ce document dans nos instances. Si le gouvernement décide d’ouvrir un dialogue social respectueux des partenaires nous ferons nos propositions et prendrons nos responsabilités comme nous l’avons toujours fait.

Ivry-sur-Seine, le 25 mars 2024

Contacts :
Sup’Recherche-UNSA, 87 bis, avenue Georges Gosnat, 94 853 Ivry-sur-Seine cedex
Jean-Pascal Simon, Secrétaire général, SG@sup-recherche.org
Virginie Saint-James, Secrétaire générale adjointe, SGA@sup-recherche.org

Image par OpenClipart-Vectors de Pixabay




De l’autonomie au séparatisme, un raccourci audacieux !

Sup’Recherche-UNSA a fait ce communiqué de presse suite à la déclaration du Président de la République à propos des évènements qui se sont déroulés à Sciences Po Paris. Nous nous étonnons (le mot est faible) du raccourci qu’il a fait entre autonomie et séparatisme  : « Oui, les établissements universitaires sont autonomes, mais cette autonomie ne justifie en aucun cas le moindre début de séparatisme ».  ? !

2024_03_15 Communiqué de presse Sciences Po

Voir aussi : Blocage d’amphithéâtre et propos antisémites à Science-Po Paris, Pour Sup’Recherche-UNSA c’est NON !




Communiqué de presse

Budget 2024 pour la Recherche et l’Enseignement Supérieur : une coupe drastique de 900 millions d’euros !

Après avoir annoncé qu’un milliard d’euros dormaient dans les fonds de roulement des universités, le gouvernement passe à l’action en annulant l’équivalent de cette somme dans le budget 2024.

Sup’Recherche-UNSA avait voté contre ce budget au CNESER du 16 novembre ne pouvant que constater l’ampleur du désengagement du gouvernement vis-à-vis de l’ESR et de la jeunesse de France. Cette décision radicale démontre une fois de plus le désintérêt flagrant et la déconnexion du gouvernement envers le secteur de l’enseignement supérieur et la recherche, ainsi que la jeunesse française. Peut-on croire la parole publique et le ministère qui affichait ces quatre priorités pour 2024 :

  • « aider plus et aider mieux les étudiants »
  • « soutenir la recherche et les chercheurs »
  • « accompagner les transformations des établissements d’enseignement supérieur du MESR et poursuivre l’adaptation de leur offre de formation »
  • « accompagner les établissements et soutenir leurs projets face à la hausse des charges » (note de présentation du budget au CNESER du 16/11/24)

Cette coupe budgétaire est une gifle et une trahison pour ceux qui œuvrent au quotidien pour le progrès de la science et de l’éducation en France. Comment prendre au sérieux les affirmations du président de la République, qui clame vouloir faire de la France une grande nation scientifique, alors que les actions de son gouvernement asphyxient financièrement le secteur ?

Sup’Recherche-UNSA dénonce cette contradiction flagrante entre les discours et les actes, soulignant l’urgence d’un réel engagement en faveur de l’avenir scientifique et éducatif de la France.

Une de nos missions est de développer l’esprit critique de nos étudiants, il nous semble opportun de leur présenter de façon factuelle ces chiffres édifiants. À la veille des élections européennes, ils pourront alors évaluer comment le gouvernement les considère.

Ivry-sur-Seine le 22 février 2024

lien vers le communiqué

Sup'Recherche – UNSA




Budget ESR – communiqué de presse du 14/11/23

Communiqué de presse
Sup’Recherche-UNSA
Ivry-sur-Seine le 14 novembre 2023

Le cabinet de Madame la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a présenté le budget 2024 lors de la séance du Conseil National de l’Enseignement Scientifique et de la Recherche du 14 novembre 2024.
Sup’Recherche-UNSA ne peut que constater :

  • l’insuffisance criante des moyens attribués, qui nourrit l’inquiétude de toute la communauté universitaire. Nos parlementaires ont bien eu conscience de cela en proposant, de façon inédite, une cinquantaine d’amendements pour un total de près de 8 milliards d’euros !
  • que cet état de fait est en totale contradiction avec l’ambition affichée de faire de la France une grande nation scientifique. Avec si peu de moyens, les résultats ne seront pas au rendez-vous, ni à la hauteur. Seul l’investissement, voire le dévouement de nos enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs permet encore à nos établissements d’enseignement supérieur public de ne pas sombrer.
  • que le Gouvernement n‘est pas au rendez-vous de sa jeunesse dont il fragilise les chances d’accès à l’enseignement supérieur public pour la livrer davantage chaque jour à des établissements privés, parfois proches de l’officine douteuse. Dans ce contexte, l’enseignement supérieur devient foncièrement inégalitaire.

Face à une telle pénurie, voter une répartition des moyens d’enseignement et de recherche n’a pas de sens. Sup’Recherche-UNSA a donc voté CONTRE les répartitions qui lui étaient soumises.

Contact :
Sup’Recherche-UNSA
87 bis, avenue Georges Gosnat,
94 853 Ivry-sur-Seine cedex




Hommage à Dominique Bernard et notre soutien à la communauté éducative

Sup’Recherche-UNSA fait part de sa profonde solidarité à l’égard de la famille du collègue Dominique Bernard lâchement assassiné dans l’exercice de ses fonctions et aux collègues qui ont été blessés lors de l’attaque perpétrée dans un lycée d’Arras.

Paul Ricœur définissait ainsi la démocratie : « Est démocratique, une société qui se reconnait divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage. » (Paul Ricœur et Joël Roman, L’idéologie et l’utopie, Éditions du Seuil, 1997).

Nous souhaitons rappeler aujourd’hui l’importance fondamentale de la démocratie dans nos pratiques d’enseignement. Nos écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur sont des lieux où l’esprit des Lumières doit prévaloir. La liberté d’opinion est essentielle, mais elle ne peut s’exercer de manière authentique qu’à travers les principes de tolérance et d’objectivité.

En ce qui concerne notre champ de syndicalisation,  « le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique », (Article L123-9 du Code de l’éducation).

Dans cet esprit, Sup’Recherche-UNSA condamne fermement toutes les expressions qui alimentent la haine et ajoutent de la violence verbale aux violences physiques. Nous croyons en un dialogue respectueux et constructif, en encourageant la diversité d’idées tout en préservant un environnement propice à l’apprentissage et à la recherche.




Budget des établissements de l’ESR : quand l’État décide, il doit financer !

 

Durant l’été, Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, faisait part de sa volonté de récupérer plus d’un milliard d’euros de trésorerie chez les opérateurs publics, quand leur trésorerie était jugée excédentaire. Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) était alors explicitement visé, mais des annonces plus récentes ont confirmé que tous les établissements, notamment dans l’Enseignement supérieur et la recherche (ESR), sont potentiellement concernés. Ainsi, on sait déjà que les mesures de revalorisation de la fonction publique d’État décidées cet été 2023 (augmentation du point, mesures catégorielles, prime exceptionnelle), ne seront, dans le meilleur des cas, que partiellement financées dans les budgets des établissements de 2023 mais aussi de 2024.

Cette volonté de Bercy de corseter encore le financement de l’ESR intervient alors que le sous-financement est chronique —et dénoncé de tout bord depuis des années— et que les établissements ont déjà eu à puiser fortement dans leurs réserves, notamment pour faire face à la crise COVID, financer les précédentes mesures de revalorisation de la fonction publique (2022) et faire face à l’inflation. Cette nouvelle contrainte budgétaire met en péril de nombreux projets, comme, par exemple, ceux liés à la rénovation thermique des bâtiments indispensable dans le cadre de la transition énergétique, et conduira à une nouvelle précarisation des personnels avec des campagnes de recrutement d’emplois restreintes.

Pour l’UNSA Éducation, ces mesures d’austérité budgétaire sont ainsi non seulement inadmissibles, mais encore irréfléchies.

Inadmissibles, car les établissements de l’ESR et les personnels qui les incarnent, sont déjà sous pression. Et si la qualité de nos services publics s’est tant bien que mal maintenue, on le doit avant tout à ces personnels qui se démènent et qui, au prix d’un investissement sans faille, voire parfois même au détriment de leur propre santé, compensent le manque de moyens.

Irréfléchies, car, dans un contexte de crises multiples, notre société a plus que jamais besoin de s’appuyer sur la production de connaissances et sur leur diffusion au plus grand nombre de citoyennes et citoyens pour que notre société ait un futur vivable.

Pour l’UNSA Éducation, préparer l’avenir c’est donner les moyens aux établissements de l’ESR d’assurer leurs missions de formation et de recherche. Dans les meilleures conditions pour rester “une grande terre scientifique”, ambition mise en avant par S. Retailleau au congrès de France Universités.

L’UNSA Éducation exhorte donc le gouvernement et les parlementaires à revenir sur ces annonces et à porter une loi de finances 2024 plus ambitieuse pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Frédéric MARCHAND, secrétaire général de l’UNSA Éducation

Ivry sur Seine, le 3 juillet 2023,

Contact :

Nicolas ANOTO, chargé de mission Presse de l’UNSA éducation, 06 21 80 65 75

 

illustration : Image de rawpixel.com sur Freepik




ESAS : encore un effort !

Le 7 septembre, la ministre a annoncé de nouvelles mesures concernant les enseignants du secondaire affectés au supérieur (ESAS). En particulier, la cible de la PES (prime d’enseignement supérieur), fixée initialement à 3200€ en 2025, va passer à 4200€ en 2027. Par ailleurs, le plafond de la PRP (prime de responsabilité pédagogique) va également être doublé. Même si Sup’Recherche-UNSA salue ces avancées, il estime que seulement les deux tiers du chemin sont parcourus pour que nos collègues ESAS bénéficient d’une prime statutaire analogue à celle des enseignants-chercheurs.

Encore un effort Madame la ministre et le compte y sera !

Au-delà cette revendication salariale justifiée, il faut aussi prendre en compte les missions réalisées par ces collègues. Le décret relatif aux obligations de service des ESAS date de 1993 et se résume à dire qu’ils doivent « accomplir, dans le cadre de l’année universitaire, un service d’enseignement en présence des étudiants de 384 heures de travaux dirigés ou de travaux pratiques. »

Sup’Recherche-UNSA demande que, dans le cadre du Comité social d’administration du MESR, ce décret soit retravaillé avec les organisations syndicales en définissant leurs missions au regard de celle de l’enseignement supérieur (cf. articles L123-1 à L123-9 du code de l’éducation).

Nos collègues ESAS ne peuvent être réduits à leurs 384 heures d’enseignement et doivent être reconnus et respectés pour l’ensemble des missions qu’ils accomplissent !




Sup’Recherche-UNSA contre toutes les violences : physiques et verbales 

Communiqué de presse

Sup’Recherche-UNSA condamne les atteintes aux biens et aux personnes.  Pour autant, nous ne pouvons pas accepter les mots employés par les syndicats Alliance et UNSA Police qui ajoutent à la violence physique, la violence verbale.

Ce n’est pas ainsi que nous retrouverons, pour notre pays, la paix sociale. Pour cela, il faut réduire les inégalités, préserver les services publics et s’inscrire dans les valeurs de la république.  

Ivry-sur-Seine le 1er juillet 2023, Jean-Pascal Simon, secrétaire général et Virginie Saint-James, secrétaire général adjointe