Evaluations HCERES catastrophiques de la vague E : Sup’Recherche-UNSA dit son inquiétude et exige une remédiation

Les retours des évaluations du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) concernant les formations des établissements de la vague E suscitent l’inquiétude de la communauté universitaire.

Elles font état d’un nombre inhabituel et inexplicable d’avis défavorables ou réservés qui font planer un risque de fermeture sur les formations concernées .

Ces jugements retentissent injustement sur les collègues qui y sont investis .

Sup’Recherche-UNSA pose particulièrement trois questions :

  • Comment s’est déroulée cette campagne d’évaluation ?
  • Quelles mesures de remédiation ?
  • Quels moyens mis en œuvre pour restaurer la confiance dans le processus d’évaluation ?

Nous appelons à rejoindre le rassemblement intersyndical devant le siège de l’HCERES (19 rue Poissonnière – 75002 PARIS), le mardi 18 mars de 12h30 à 13h30 pour exiger des réponses.




Emplois d’enseignants chercheurs : l’arrêté pour 2025 est paru !

L’ Arrêté du 24 février 2025 fixant le nombre d’emplois offerts à la mutation, au détachement au recrutement par concours des professeurs des universités et des maîtres de conférences jusqu’au 31 décembre 2025 est paru au journal officiel : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051305532.

Il ouvre 799 emplois de professeur des universités et 1546 emplois de maitres de conférences .

L’article 3 du décret précise : « Les emplois précités en application de l’article 1er et de l’article 2 sont soit vacants, soit susceptibles d’être vacants. Chaque emploi et ses caractéristiques sont publiés par les établissements où ces emplois sont à pourvoir sur un site internet du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche accessible à partir de l’adresse suivante : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, rubrique « emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche » puis « GALAXIE ».

Reste à espérer que les établissements soient en situation financière de les ouvrir !

Sup'Recherche – UNSA




« Stand up for science »

Sup’Recherche-UNSA s’associe au mouvement national « Stand up for science » organisé en écho à la journée de protestation aux États-Unis.

Cette journée s’inscrit dans le prolongement de l’initiative de nos collègues aux États-Unis, née en réaction aux attaques de l’administration Trump contre les institutions scientifiques et la recherche.

Sup’Recherche-UNSA :

  • apporte son soutien aux universitaires et chercheurs victimes de ces attaques et rappelle son attachement aux libertés académiques et au principe de collégialité pour une recherche autonome par rapport à des idéologies religieuses ou politiques et/ou totalitaristes.
  • réaffirme le rôle essentiel du savoir, de la connaissance et de la science dans nos sociétés démocratiques contre toutes les formes d’obscurantisme et de désinformation, d’où qu’elles viennent.
  • porte une attention particulière sur la question de la sérénité des débats intellectuels.

Participez aux actions qui ont lieu dans chaque ville universitaire de France.

Pour en savoir plus : https://standupforscience.fr/

Sup'Recherche – UNSA




Sup’recherche s’associe à l’appel intersyndical pour le 8 mars

8 mars 2025, pour l’égalité et pour les droits des femmes au travail, dans l’Enseignement supérieur et la Recherche et dans la société, toutes et tous mobilisé·es !

En 2025, alors que les universités devraient être un levier de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne déploie toujours pas les moyens nécessaires pour combattre durablement les inégalités de genre dont les agent·es et les étudiantes sont victimes.

Nos organisations appellent à faire du 8 mars une grande journée de grève et de mobilisation féministe dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche !

POUR :

  • Mettre fin aux inégalités de recrutement, de promotion et de salaires
  • Remédier à la réforme des retraites qui est un pas en arrière dans l’autonomie financière des femmes !
  • Garantir le droit à la santé des femmes 
  • Lutter encore et toujours contre les violences sexistes et sexuelles au sein du ministère

 

Nos organisations revendiquent :

  • L’égalité salariale entre les hommes et les femmes et la réduction du temps de travail
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • Des mesures immédiates de rattrapage salarial
  • Un rééquilibrage des chances de mobilité professionnelle dans la carrière
  • Une formation initiale et continue de tous les personnels dédiée à la lutte contre les stéréotypes sexistes
  • Des cellules VSS financées
  • Un recrutement massif de médecins du travail, formé·es en santé au travail et plus spécifiquement à la santé des femmes au travail ;
  • Des moyens et de plus amples prérogatives pour les formations spécialisées en santé, sécurité et conditions de travail ainsi que pour les référentes et référent égalité
  • Le bénéfice systématique de la protection fonctionnelle pour les femmes qui dénoncent des violences sexistes et sexuelles au travail et des violences conjugales ;
  • Une formation spécifique et accessible pour tous les personnels à la prise en charge des violences sexistes et sexuelles au travail et à l’Université;
  • La mise en œuvre d’un congé menstruel pour le personnel et les étudiant-es
  • La reconnaissance de l’endométriose comme affection longue durée en tant qu’ALD
  • La mise à disposition de protections périodiques dans tous les établissements.




Libertés académiques en danger : notre syndicat a un rôle à jouer !

Les libertés académiques en danger partout dans le monde :

Oui notre syndicat a un rôle à jouer !

 

A l’heure où nos adhérents reçoivent leur numéro de SUP’R Info consacré à la situation internationale de l’Université, Sup’Recherche-UNSA redit sa préoccupation de voir combien la liberté académique est en recul partout dans le monde.

La liberté académique dont bénéficient les universitaires comprend :

  • la liberté d’enquête et de recherche,
  • la liberté d’enseignement au sein de l’université ou du collège,
  • la liberté d’expression, notamment dans le cadre du débat public.

Elle n’est pas un privilège des universitaires, elle est consubstantielle à leur mission.

Plus que jamais, elle est essentielle à la société démocratique, car elle est une garantie contre la désinformation.

L’internationale de l’Éducation, dont Sup’Recherche-UNSA est membre, met en avant le rôle que les syndicats peuvent et doivent jouer dans la préservation de ce bien précieux. Ils sont en première ligne pour :

  • Lutter contre la censure politique et les attaques idéologiques contre les programmes scolaires.
  • Négocier des protections contractuelles plus solides pour la liberté académique et la titularisation.
  • Défendre les universitaires individuel∙le∙s pris∙es pour cible en raison de leurs recherches ou de leurs opinions politiques.
  • Exposer les forces corporatistes, commerciales et politiques qui cherchent à saper l’éducation indépendante. [1]

 

Rejoignez-nous dans ce combat essentiel !

[1] https://www.ei-ie.org/fr/item/29477:defendre-la-liberte-academique-face-aux-attaques-croissantes-les-syndicats-de-lenseignement-superieur-se-mobilisent?_cldee=CNmhSy0EjygDNJgrxv0wJw-EU0h3dA6DawKPG1U4hsOJjz5Gb5jAsXcqm0R8vQ17&recipientid=contact-a905100f08e7dd118edf005056bd424d-d75b14dd7c454de381206dd955a95bf7&esid=33b17b0e-6af0-ef11-be20-6045bd999f8f.

 




Qualifications : Nouveau calendrier de la campagne 2026, Retour de la phase unique !

Comme annoncé dans la note de la DGRH du 10 septembre 2024, la campagne de qualification 2025 a été la dernière session à maintenir les adaptations de calendrier qui avaient été mises en place pour tenir compte des décalages de dates de soutenance de doctorat et d’HDR liées à la période de grèves de 2019 puis de confinement de 2020. Ces adaptations permettaient de postuler en deux phases .

Ainsi, pour tous les candidats, le calendrier de la campagne 2026 s’articulera désormais autour d’une phase unique d’inscription et de dépôt des pièces (obligatoires et complémentaires) qui débutera mi-septembre 2025 pour se terminer le 15 décembre 2025.

Le ministère insiste sur le fait que cette date unique de clôture d’inscription et de dépôt des pièces constituera une date impérative, aucune dérogation n’étant techniquement et réglementairement possible.

Elle s’imposera à tous les candidats quelle que soit leur date de soutenance.




Nous avons un budget, mais le compte n’y est pas !

Avec le vote du Sénat, la loi de finances pour 2025 est officiellement adoptée le 5 février.

Pour l’enseignement supérieur qui a connu l’an dernier des annulations de crédits de plus de 900 millions d’euros, les crédits sont en baisse de plus de 630 millions d’euros dans ce budget 2025.

Au niveau des établissements, après l’absence de compensation de la loi Guérini et l’augmentation de 4% de la contribution au compte d’affectation spéciale (CAS) Pensions,  les fonds de roulement sont à sec, après avoir été prélevés de 1,4 Milliards d’euros l’an passé.

Faire les poches des établissements n’est pas une méthode saine de financement, car cela ampute les projets pour lesquels ces fonds avaient été constitués !

S’il y a une augmentation du programme 150 dédié à la formation et à l’enseignement supérieur par rapport à 2024, il s’agit d’un trompe-l’œil , car les fonds ne permettront pas d’honorer la promesse de la loi de programmation pour la recherche.

D’ores et déjà, la marche budgétaire de la LPR pour l’année 2025 prévue dans la loi de programmation de la recherche (LPR) est amputée des deux tiers alors que les repyramidages sont fortement compromis .

À cela s’ajoutent les coupes dans le programme 231 consacré à la vie étudiante qui remettent encore une fois en cause la réforme des bourses .

Sup’Recherche Unsa ne se résigne pas à la pénurie !

Exigeons les moyens nécessaires pour donner un avenir à la compétitivité de la recherche française !

Exigeons les moyens nécessaires pour donner des perspectives d’avenir à la jeunesse !




Non, les « Key’s labs » ne sont pas la clé du succès !

Selon son propre site , « la mission du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est de mobiliser toutes les sciences pour affronter les défis du monde contemporain ».

Splendeurs et misères du CNRS

Oui, mais voilà, derrière cette vitrine prestigieuse se cache la grande détresse du financement de la recherche en France, qui n’atteint que péniblement 2,2% du PIB.

Aussi, le 12 décembre dernier, le Président-directeur général du CNRS, Antoine Petit a-t-il annoncé que le contrat d’objectifs, de moyens et de performance (COMP) du CNRS pour la période 2024-2028,  prévoit de créer un label  « Key Labs » valable 5 ans et décerné dans la plus grande opacité à 25% des unités de recherche, laissant pour compte les trois-quarts restants.

Cette politique repose sur l’idée que « le CNRS se propose de mettre en valeur, parmi les laboratoires dont il assure la tutelle, les plus remarquables d’entre eux, qui seraient réellement de rang mondial pour qu’ils bénéficient d’une ’implication du CNRS « plus forte, et plus pérenne ».

Ainsi plus de la moitié de personnels du CNRS (54%), au rang desquels figurent notamment les chercheurs, seront laissés face aux seules universités, dont les moyens sont conjoncturellement  atteints de mille et une manières dans le marasme budgétaire actuel.

La mort de la pluridisciplinarité ?

Spécificité française, « le CNRS est le seul organisme de recherche en France qui rassemble en son sein l’ensemble des disciplines scientifiques. Sa force est d’avoir des spécialistes dans des domaines très pointus, capables de comprendre leur sujet en profondeur ».

La concentration annoncée ne peut que mettre à mal cet objectif essentiel et se révéler mortifère dans la compétition mondiale, dont le savoir est réellement une clef essentielle !

Sup’Recherche-UNSA s’oppose à la politique annoncée et soutiendra par tous les moyens les collègues et les unités impacté.es !

Défendons la multiplicité de la recherche française !




Keys labs : Sup’Recherche-UNSA s’associe à l’appel intersyndical !

De façon unilatérale, le CNRS dans son projet de contrat d’objectifs, de moyens et de performance (COMP) du CNRS pour la période 2024-2028, annonce qu’il « se propose de mettre en valeur, parmi les laboratoires dont il assure la tutelle, les plus remarquables d’entre eux, ceux qui sont réellement ‘’de rang mondial’’ ». Moyennant quoi, il entend concentrer plus de moyens sur 25 % des unités de recherche, les « Key Labs ».

En conséquence, 75 % des unités de recherche (soit 54 % des personnels CNRS) seront sacrifiées !!!!

  • Comment ces laboratoires seraient-ils choisis ?
  • Quid des laissés-pour-compte, à la charge des universités déjà exsangues ?

Sup’Recherche-UNSA s’associe à un appel intersyndical à manifester.

Toutes et tous devant le siège du CNRS le jour de son Conseil Scientifique,

le 27 janvier à 12h30 pour demander l’abandon du projet « CNRS Key Lab » !




Sup’Recherche-UNSA rencontre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Ce 6 janvier, une délégation des syndicats de l’Unsa-éducation était reçue par le ministre Philippe Baptiste pour une prise de contact. Cela a été l’occasion pour nos syndicats de renouveler leur vœu d’un syndicalisme de dialogue.

Dans le cadre des échanges sur les chantiers en cours et à venir, Sup’Recherche-UNSA a eu l’occasion de partager les inquiétudes de la communauté universitaire sur la situation financière des établissements et la nécessité d’honorer les promesses de la Loi de programmation sur la recherche. Nous serons aussi particulièrement vigilants quant aux évolutions du statut des enseignants du supérieur, annoncées pour ce printemps. Il en ira de même en ce qui concerne la politique des «K Labs » du CNRS, l’acte II de l’autonomie ou la nécessaire régulation de l’enseignement supérieur privé.

Sup’Recheche-UNSA appelle à la reprise d’un dialogue social constructif au sein duquel il est prêt à prendre toute sa part !