Mieux aider et accompagner les collègues ESAS

Le 20 aout, Virginie Saint-James, secrétaire générale de Sup’Recherche, et Élisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-UNSA, ont procédé à la signature officielle du protocole sur les conditions d’exercice de l’action syndicale auprès des enseignants du premier et du second degré affectés dans l’enseignement supérieur (convention sur les ESAS), au siège national du SE-UNSA.

Cet accord permettra une prise en charge renforcée des demandes d’appui de nos collègues issus de l’enseignement scolaire. Il marque une étape importante pour renforcer la coopération syndicale et défendre les intérêts des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans un esprit de solidarité et d’efficacité collective.




Réforme de la Formation des enseignants : pour Sup’Recherche-UNSA, c’est oui… MAIS

La rentrée 2025 devrait voir la mise en oeuvre de la réforme de la formation des enseignants annoncée l’année dernière et tombée aux oubliettes de la dissolution.

Si des points peuvent être retenus positivement tel que le déplacement du concours en fin de licence, le calendrier projeté de l’année passée était déjà jugé intenable du point de vue de la logistique des INSPE.

Cette année, après des promesses de prise en compte des difficultés c’est… PAREIL ! En cette fin d’année universitaire nous avons bien des incertitudes !

Quid des nouveaux diplômes ? des référentiels ? des concours L3 et M2 et du nombre de postes ? de la place des enseignants de l’enseignement supérieur et des modalités de choix des enseignants de l’ Éducation nationale ? de la carte des formations ? des garanties du respect de la liberté académique ?

Nos collègues sont confrontés à des incertitudes et à des délais de mise en œuvre irréalistes voire irresponsables !

Sup’Recheche-UNSA s’ interroge : Quels moyens accompagnent cette réforme qu’on nous présente pourtant comme ambitieuse ?  

Sup’Recherche -UNSA  s’indigne du manque de réponses précises  !




Enseignement supérieur : l’évaluation en difficulté, l’intégrité scientifique en danger

Plus que jamais, Sup’Recherche-UNSA est attachée à ce que l’Enseignement supérieur conserve, à tous niveaux, une évaluation par les pairs, crédible et indépendante du pouvoir politique. Ce principe est consubstantiel aux libertés académiques, l’oublier ferait de la situation en France une regrettable exception parmi les régimes démocratiques.

Or nous constatons ce que ce principe est mis à mal

  • Quant aux évaluations individuelles, le calendrier 2025-2026 a été dénoncé comme « intenable et problématique » le 19 juin dernier par la CP-CNU. Il divise en effet par deux le temps de la procédure de qualification  (de 14 à 7 semaines), pour un nombre de candidats qui a augmenté de 10 %.

 Sup’Recherche -UNSA s’émeut d’une telle situation demande une remédiation !

  • Quant aux évaluations de la formation et de la recherche, les députés, contrairement au Sénat, ont confirmé la suppression du HCERES dans le projet de loi « simplification de la vie économique » par 275 voix pour et 252 contre, le 17 juin 2025.  Il reviendra à une commission mixte paritaire à la rentrée de trancher la question.

Certes, les évaluations HCERES ont pu être critiquées, l’organe entraîne une inflation de rapports chronophages et se révèle coûteux (24 millions d’euros en 2024) pour une efficacité mise en cause par la Cour des comptes en 2021[1]; mais on ne peut laisser le principe même de l’évaluation en roue libre !

Sup’Recherche-UNSA préconise de refondre les évaluations en les simplifiant et en les contextualisant davantage, ce qui ne sera possible qu’en s’assurant de la légitimité accrue de l’organe d’évaluation .

[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/06/04/la-cour-des-comptes-epingle-le-haut-conseil-de-l-evaluation-de-la-recherche-et-de-l-enseignement-superieur_6082903_3224.html




Lyon 2 : punition collective !

Laurent Wauquiez a déclaré sur l’antenne de CNews/Europe 1« Nous avons décidé avec le président de la région de supprimer toutes les aides à cette université [Lyon 2] tant qu’il n’y aura pas la lumière qui sera faite sur cette dérive (islamo-gauchiste) ». Ce « nous » c’est lui ainsi que le président le la région Auvergne Rhône Alpes » Fabrice Pannekoucke. Même s’il a abandonné la présidence de région, L. Wauquiez est resté à la manœuvre : il est « conseiller spécial » de son successeur. Il s’est en outre félicité d’avoir réussi à « obtenir la démission du premier vice-président ». Où va-t-on ? On s’approche dangereusement de ce qui se passe outre-Atlantique où l’année dernière « sous la pression de la droite », la présidente de Harvard démissionnait. (Source : Courrier International1)

Si l’intrusion, le 1er avril, d’un groupe de personnes encagoulées dans un cours d’un enseignant mérite condamnation, enquête pour retrouver les fauteurs de troubles et les sanctionner, si la laïcité doit être respectée, si le débat d’idée doit se faire selon les normes et usages qu’impose la liberté académique, la solution pour s’opposer aux dérives de certains, n’est pas dans cette forme de « punition collective » indigne de notre époque.

Sup’Recherche-UNSA condamne fermement, comme il le fait habituellement, les atteintes aux biens et personnes, à la laïcité mais défend en même temps la liberté académique. Dans ce contexte inquiétant nous soutenons les collègues et les étudiants de Lyon 2 qui n’ont pas besoin de se voir couverts collectivement d’opprobre.




Le baromètre UNSA de nos métiers, 5 mai – 5 juin

Le baromètre UNSA de nos métiers est très attendu par le monde de l’éducation, les médias et le gouvernement. En effet, notre employeur ne peut pas en ignorer les résultats quand 50 000 de ses agents y répondent. Cette enquête annuelle, de par sa conception, a un autre intérêt que son nombre de répondants : elle propose des questions récurrentes sur la satisfaction des  personnels dans leur métier, sur leur envie d’évolution professionnelle, de mobilité professionnelle, et sur les sujets qui les préoccupent le  plus : charge de travail, rémunération d’un côté, et les multiples transitions de la société qui percutent leur métier, d’un autre côté. Cette récurrence permet de comparer finement les réponses d’une année sur l’autre et une telle boussole ne peut-être écartée des réflexions sur la politique à mener.

> « A partir du 5 mai : Le Baromètre de mon métier : j’y réponds ! « 

Outre ces questions récurrentes,  les agent·es sont invité·es à répondre également à des questions qui relèvent d’une thématique  spéciale. Les élections  présidentielles en 2022, les crises écologiques, démocratiques et  numériques en 2023, la relation au travail et nos conditions de travail en 2024. Cette année, c’est l’attractivité de nos métiers qui est questionnée au travers de différents angles : celui de la rémunération, des missions et du sens qu’on leur donne, mais aussi des enjeux de notre système éducatif et de son avenir.
Alors à partir du 5 mai, rejoins les 50 000 répondants de l’édition de 2024, et donne toi aussi ton avis. Participe au Baromètre des métiers de l’Éducation et de la formation. C’est ton espace d’expression pour ne pas laisser l’avenir s’écrire sans toi.

> « A partir du 5 mai : Le Baromètre de mon métier : j’y réponds ! « 




Loi de programmation pour la recherche : voici enfin venu le temps de la revoyure !

Ce 15 avril, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a reçu les organisations syndicales dans la cadre de la « revoyure » de la LPR qui aurait dû intervenir en 2023.

A cette occasion, Sup’Recherche-UNSA qui a contribué au chantier par ses remarques écrites, a fait valoir le bilan qu’elle tire de l’application de la loi qui connait quelques mérites mais nécessite des approfondissements.

  • Sup’Recherche-UNSA demande la poursuite du financement des repyramidages vers le corps des professeurs et des directeurs de recherche dans deux ou trois contingents supplémentaires (qui pourraient être calibrés à 600 possibilités de 2026 à 2028), avec une part réservée pour moitié à une promotion par le CNU.
  • Sup’Recherche-UNSA, demande de revenir sur le mode de calcul pour que l’indemnité différentielle 2 SMIC prenne en compte uniquement le traitement indiciaire.
  • Sup’Recherche -UNSA demande que la dotation d’accueil soit mise en oeuvre de manière égalitaire entre les établissements. Il est inacceptable que selon l’établissement où il/elle est recruté.e les enseignant.e.s-chercheurs ne bénéficient pas de conditions d’exercice équivalentes !
  • Sup’Recherche -UNSA demande que les ATER ne soient plus les « oubliés « de la LPR et que leur rémunération et leurs conditions de primes soient réévaluées afin de tenir compte de la progression des contrats doctoraux !
  • Sup’Recherche-UNSA rappelle par ailleurs son action en ce qui concerne les Enseignants du supérieur et son engagement pour une plus grande équité dans leur situation indemnitaire.

 




AU CSA DU 1er avril , la mobilité en queue de poisson ?

Lors du Comité social d’administration de l’enseignement supérieur ce premier avril , il était présenté un bilan obligatoire des lignes directrices de gestion ministérielles relatives à la mobilité des personnels pour l’année 2023.

Le bilan n’est pas reluisant. Il en ressort un faible taux de mobilité externe dans nos corps malgré une augmentation des demandes, notamment au titre du rapprochement de conjoints.

SUP’Recherche UNSA rappelle qu’il porte dans ses mandats l’instauration d’un mouvement spécifique pour les mutations,  conditions de la qualité de vie au travail et de l’attractivité de nos carrières !




Augmentation des remboursements de frais d’hébergement !  

Depuis le 29 mars 2025 , l’indemnité d’hébergement en cas de déplacement est portée à 150 € pour les déplacements effectués dans la commune de Paris, 130 € pour ceux effectués dans les grandes villes et communes de la métropole du Grand Paris et 120 € pour les déplacements effectués dans le reste du territoire métropolitain .

C’est Byzance !

Texte : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000051386068




Revoyure de la LPR : les positions du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Mars 2025

Trois mois après sa prise de fonction, le ministre s’est exprimé devant les organisations syndicales afin de dresser un état des lieux et de présenter ses orientations à venir.

Face à une situation internationale tendue, il a souligné l’urgence de renforcer la souveraineté scientifique de la France, notamment en accueillant des chercheurs étrangers empêchés de poursuivre leurs travaux dans leur pays d’origine.

Crédits : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche

Il a réaffirmé l’importance de la loi de programmation de la recherche (LPR), qui a permis l’injection de près de 4 milliards d’euros supplémentaires depuis 2021, tout en reconnaissant la nécessité d’en revoir certains mécanismes. Trois chantiers prioritaires ont ainsi été lancés :

  1. Renforcer l’attractivité des carrières scientifiques, notamment à travers la création de 200 chaires de professeurs juniors en 2025.
  2. Réformer les modes de financement afin de garantir que les fonds parviennent effectivement aux chercheurs, en valorisant prioritairement les appels à projets européens et ceux portés par l’ANR.
  3. Favoriser la recherche partenariale public-privé, en repensant des dispositifs tels que le crédit d’impôt recherche et en standardisant les outils de transfert technologique.

Le ministre a précisé que ces chantiers seront menés dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, ce qui exige une gestion plus efficace, simplifiée et optimisée des ressources existantes.

Il a invité l’ensemble des acteurs du secteur à faire remonter des propositions concrètes d’ici mi-avril 2025, afin d’engager une révision collective et stratégique de la LPR. Sup’Recherche-UNSA, signataire du protocole d’accord lié à la loi, est prêt à y prendre sa part.

Sup’Recherche-UNSA exprime ses inquiétudes face à l’absence d’annonce de moyens budgétaires suffisants pour accompagner ces chantiers ambitieux alors que le fonctionnement quotidien des établissements est déjà difficile ! 

Il redoute que, sans financement adéquat, les réformes restent symboliques et peinent à répondre aux besoins concrets des laboratoires, des chercheurs, des étudiants et des universités.




ATTENTION ! Campagne de recrutement 2025

Les candidatures au postes d’enseignant-chercheur (MCf – PU) sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2025 16h00.

ATTENTION, l’application ministérielle ne permet aucun échange entre le service RH et les candidats pendant la phase de candidature, aussi, il importe d’être particulièrement attentif à votre dépôt de candidature sur Odyssée car :

  • Aucune pièce complémentaire ne pourra vous être réclamée.
  • Tout dossier incomplet sera déclaré irrecevable et le candidat en sera informé après la date de clôture des candidatures.

Il faut donc bien vérifier que vous avez fourni un dossier complet avec les documents demandés (exemple : attestation de services, arrêté de titularisation, copie de diplôme…). Vous pouvez accéder à votre dossier à partir de votre espace candidat et vérifier les pièces déposées jusqu’au 31 mars.

Voir aussi le QR sur le site du Ministère.

En outre si vous êtes candidat.e.s à la mutation vous devez justifier de trois ans de fonctions d’enseignant-chercheur en position d’activité dans l’établissement (cette durée s’appréciant à la date de clôture des inscriptions). Si ce n’est pas le cas, une demande de dérogation dite « exeat » doit être formulée auprès de votre établissement (RH) afin d’obtenir son accord après avis des instances. Si vous êtes dans cette situation, ne tardez pas à faire cette demande car les instances ne se réunissent pas chaque semaine !