HCERES : et maintenant on fait quoi ?

Jeudi 10 avril 2025 les députés ont voté la suppression de l’HCERES.

En attendant le verdict de la commission mixte paritaire(prévue le 12 avril). Il convient de s’interroger sur les perspectives que ce vote laisse entrevoir.

Il demeure essentiel pour l’Enseignement supérieur et les libertés académiques   de conserver  une évaluation par les pairs, crédible et indépendante du pouvoir politique. D’abord parce que le principe est inscrit dans la loi Fioraso de 2013 et ensuite parce qu’il s’agirait d’une exception françaisemalvenue .

Cette situation mérite d’être remise dans son contexte. Les critiques contre l’HCERES sont récurrentes.
Elles se sont amplifiées lors de premiers retours de la vague E, ressentis comme exceptionnellement sévères et vécus comme une injustice par nombre d’équipes et d’établissement dans un contexte budgétaire qui risque de donner à ces avis un « effet couperet » particulièrement brutal.

Sup’RechercheUNSA s’est associée à la colère ressentie par les collègues

Mais la disparition pure et simple de l’organisme pose plus de questions qu’elle n’en résout. Comment effectuer la nécessaire évaluation sans la faire retomber sur le ministère, ce qui n’est pas satisfaisant du point de vue des libertés académiques ou alors le CNU, dont les moyens ne sont pas adaptés à cette mission ?

Pour Sup’Recherche -UNSA, ce qui pêche relève plus de la méthode des rapports que du HCERES en lui-même. Pour rependre des exemples récents examinés lors des sessions d’accréditation au CNESER est-il réaliste d’appliquerstrictement la même grille de lecture à l’IEP de Paris et à l’Université Sorbonne Paris Nord ?

Ce qui manque cruellement à ces rapports, ce sont des éléments de contextualisation !

Nouvellement nommée à la direction, Coralie Chevallier, qui s’est engagée à « changer les méthodes de travail » tout en diminuant le budget de 4,2 M€ entre 2025 et 2026 à 24 M€ à 19,8 M€ pour les années à venir.




Mieux reconnaître les fonctions et des missions des enseignant.e.s du supérieur

Depuis plusieurs mois Sup’Recherche-UNSA travaille à des propositions visant à améliorer les conditions d’exercice des enseignants du secondaire affectés dans l’enseignement supérieur (ESAS).
Nous avons fait une enquête qui nous a permis de mieux connaître les attentes de la part de ces collègues qui contribuent aux missions de l’enseignement supérieur. C’est de ce travail que sont issues les propositions que nous avons transmises aux ministres concernés à travers un  « Livre blanc ».

Sup’Recherche-UNSA demande notamment :

  • la réécriture du décret de 1993 pour reconnaître l ‘ensemble des missions exercées par les ESAS ;
  • un référentiel d’équivalence horaire ;
  • la révision du décret du 16 juin 2000 afin d’élargir les possibilités d’allégement de service pour les enseignant.e.s qui s’impliquent dans la recherche ;
  • la création d’un régime indemnitaire des personnels enseignants du supérieur analogue au RIPEC
  • aux établissements de mettre en œuvre le deuxième concours aux fonctions de MCF (article 26-1 du décret n° 84-431 du 6 juin 1984) pour permettre aux enseignant.e.s d’accéder à cette fonction ;

Propositions ESAS En une page

Pour Sup’Recherche-UNSA, les collègues ne peuvent être réduits à «384 heures »

Sup'Recherche – UNSA




Appel intersyndical du 31 mars 2025

Ces dernières semaines, en particulier les 11 et 27 mars, de nombreuses mobilisations
dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR) ont rassemblé des milliers de
personnes, personnels et étudiant·es, contre la casse du service public de l’enseignement
supérieur et de la recherche. Les personnels et étudiant·es mobilisé·es dénoncent les
coupes budgétaires imposées aux universités, aux organismes de recherche et au
CROUS, ainsi que les résultats de la campagne d’évaluation de la vague E par le
HCERES qui mettent en danger des centaines de formations publiques qui accueillent et
diplôment plus de 50 000 étudiant·es.
Nos organisations appellent à poursuivre la mobilisation dès maintenant, y compris par la
grève.
En parallèle, dans le cadre du mouvement “Stand Up for Science” des milliers de
personnes ont également exprimé avec force leur indignation face à la politique engagée
par l’administration Trump-Musk contre le savoir et celles et ceux qui le produisent et le
diffusent à l’échelle de l’ensemble de la société.
Alors que les besoins de la recherche publique face aux défis sociaux, économiques et
environnementaux qui se présentent et qu’une formation de qualité pour toutes et tous
n’ont jamais été aussi essentiels, que la science et les scientifiques sont menacés aux
Etats-Unis, et plus largement partout dans le monde, nos organisations appellent toutes et
tous les collègues et étudiant·es à se mobiliser, et à participer massivement à toutes les
actions, rassemblements ou manifestations organisés localement, le jeudi 3 avril, partout
en France dans le cadre de l’appel intersyndical de la Fonction Publique.

À Paris, nos organisations appellent a rejoindre le rassemblement
organisé à 12 h devant le ministère de l’économie à Bercy.

Nos organisations exigent notamment :

* un budget rectificatif afin de garantir les campagnes d’emplois, les budgets de
fonctionnement et d’investissement indispensables pour assurer la rentrée
universitaire 2025 dans des conditions décentes et permettre aux organismes de
recherche de mener à bien leurs missions en refusant que le contexte international
serve de prétexte à la paupérisation de nos services publics ;
* une préparation du budget 2026 – pour lequel les discussions s’ouvrent
actuellement dans les établissements – qui prenne en compte les besoins réels du
service public de l’ESR (voir les revendications de l’intersyndicale dans le dossier
de presse du 10 décembre) ;
* la mise en oeuvre de la réforme systémique des bourses, l’augmentation des
contrats doctoraux, l’abandon de toute mesure qui conduirait à une augmentation
des frais d’inscription, le développement du CROUS et de l’aide au logement et aux
repas pour toutes et tous les étudiant·es ;
* un bilan de la campagne d’évaluation des formations par le HCERES qui vient de
se terminer et la neutralisation des avis de la vague E ;
* l’abandon de tout projet de type « key labs » au CNRS et dans les autres EPST qui
vise à concentrer les moyens pour rendre admissible la réduction des crédits ;
* l’augmentation du point d’indice et des mesures salariales générales ;
* la suppression de la baisse de 10 % des rémunérations pendant les congés
maladie.

Paris, le 31 mars 2025

Retrouvez ici l’appel intersyndical en format PDF




Formation des enseignants, vous avez dit « concertation » ?

Communiqué de presse

Ivry-sur-Seine le 26/03/2025

Les Organisations syndicales représentants les « personnels des ministères chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche » sont invitées à « reprendre les concertations sur le chantier du recrutement et de la formation initiale des personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement scolaire. »

Si on peut se réjouir de la reprise du dialogue social que nous appelons de nos vœux depuis des mois, nous nous interrogeons toutefois sur le calendrier et la méthode.

Le calendrier tout d’abord. Il est très serré (2 avril – 21 mai) et ne permettra pas aux INSPE de mettre en œuvre une réforme à la rentrée prochaine puisque la dernière réunion est prévue fin-mai.

En juin dernier, Sup’Recherche-UNSA dénonçait déjà « une méconnaissance criante du fonctionnement des universités, au pire d’un manque de considération à l’égard des agents du service public de l’enseignement supérieur ». Les choses n’ont décidément pas changé !

À moins que tout soit déjà décidé ?

Pourquoi penser cela ? C’est la formulation de l’invitation qui le laisse penser. La première réunion dont « l’objet sera de vous présenter le cadre de la réforme et la méthode de travail » et les quatre réunions qui suivent de « présentation de la nouvelle maquette de la licence » (…) « présentation de la nouvelle organisation de la formation, des modalités de pilotage et des aspects RH ». C’est donc une singulière manière de conduire la concertation avec les organisations syndicales.

Sup’Recherche-UNSA demande aux Ministres et plus largement au gouvernement d’abandonner la novlangue et de mettre en œuvre une réelle concertation « mode d’administration ou de gouvernement dans lequel les administrés, les citoyens, les salariés, etc., sont consultés, et les décisions élaborées en commun avec ceux qui auront à les appliquer ou à en supporter les conséquences ». (TLFi : Trésor de la langue Française informatisé, http://www.atilf.fr/tlfi, ATILF – CNRS & Université de Lorraine.)

Pour Sup’Recherche-UNSA, la réforme de la formation des enseignants doit être le fruit d’une concertation avec celles et ceux qui auront à la mettre en œuvre.

La liberté académique recule un peu partout dans le monde, elle recule aussi quand la France met en œuvre cette forme de (non) dialogue social.

Contacts : Virginie Saint-James, Secrétaire générale SG@sup-recherche.org, Sup’Recherche-UNSA, 87 bis, avenue Georges Gosnat, 94 853 Ivry-sur-Seine cedex.

Sup'Recherche – UNSA




Appel de l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche

Le 27 mars, amplifions la mobilisation pour le service public de
l’enseignement supérieur et de la recherche !

Ces dernières semaines, de nombreuses mobilisations dans l’Enseignement supérieur et la
Recherche (ESR) ont rassemblé des milliers de personnes. Depuis le mois de décembre 2024, les
étudiant·es sont mobilisé·es pour dénoncer la casse de l’enseignement supérieur. L’intersyndicale a
appelé les personnels à les rejoindre pour obtenir un tout autre budget pour l’ESR avec notamment
une journée nationale de mobilisation le 11 février dernier.
Le 8 février, des représentants syndicaux de plusieurs pays se sont rassemblés pour défendre les
libertés académiques, et le 7 mars, la mobilisation “Stand Up for Science” a rassemblé plusieurs
milliers de personnes en soutien aux scientifiques états-unien·nes licencié·es par l’administration
Trump-Musk ou empêché·es de mener à bien leurs recherches, en particulier par des coupes
budgétaires ciblées, des interdictions de thématiques de recherche, la suspension d’accès aux
banques de données ou encore des annulations de collaboration avec des équipes de recherche
françaises. Ces derniers jours, un seuil a été franchi. Face à cette lame de fond à laquelle font face
l’université et la recherche publiques, l’intersyndicale rappelle que face à l’obscurantisme, il est urgent
de défendre la liberté de production et de diffusion des savoirs, comme bien commun et facteur de
progrès social.
La journée nationale de mobilisation dans l’ESR du 11 mars, à l’initiative de l’intersyndicale, a été une
réussite : des milliers d’étudiant·es et personnels se sont retrouvé·es dans les manifestations et les
rassemblements pour exiger un autre budget pour le service public de la Recherche et de
l’Enseignement supérieur, dénoncer les coupes budgétaires imposées aux universités, aux
organismes de recherche et au CROUS, ainsi que les résultats de la campagne d’évaluation de la
vague E par le HCERES qui mettent en danger des centaines de formations publiques qui accueillent
et diplôment plus de 50 000 étudiant·es.

Nos organisations appellent à amplifier la mobilisation dès maintenant, y compris par la grève.
Alors que les besoins de la recherche publique face aux défis sociaux, économiques et
environnementaux qui se présentent et qu’une formation de qualité pour toutes et tous n’ont jamais
été aussi essentiels, que la science et les scientifiques sont menacés aux Etats-Unis, et plus
largement partout dans le monde, nos organisations appellent toutes et tous les collègues et
étudiant·es à se mobiliser, y compris par la grève, et à participer massivement à toutes les
actions, rassemblements ou manifestations organisés localement, le jeudi 27 mars, partout en
France. À Paris, la manifestation partira à 13h de la place de la Sorbonne.

Nos organisations exigent notamment :

  • un budget rectificatif afin de garantir les campagnes d’emplois, les budgets de fonctionnement
    et d’investissement indispensables pour assurer la rentrée universitaire 2025 dans des
    conditions décentes et permettre aux organismes de recherche de mener à bien leurs
    missions en refusant que le contexte international serve de prétexte à la paupérisation de nos
    services publics ;
  • une préparation du budget 2026 – pour lequel les discussions s’ouvrent actuellement dans les
    établissements – qui prenne en compte les besoins réels du service public de l’ESR (voir les
    revendications de l’intersyndicale dans le dossier de presse du 10 décembre) ;
  • la mise en œuvre de la réforme systémique des bourses, l’augmentation des bourses
    doctorales, l’abandon de toute mesure qui conduirait à une augmentation des frais d’inscription,
    le développement du CROUS et de l’aide au logement et aux repas pour toutes et tous les
    étudiant·es ;
  • un bilan de la campagne d’évaluation des formations par le HCERES qui vient de se terminer,
    la neutralisation des avis de la vague E ;
  • l’abandon de tout projet de type « key labs » au CNRS et dans les autres EPST qui vise à
    concentrer les moyens pour rendre admissible la réduction des crédits.

Paris, le 20 mars 2025

Les signataires et la version PDC ici :  Appel intersyndical ESR 27 mars – 20032025

 




Des inégalités toujours plus criantes !

Alors que l’on vient de demander au CNESER de se prononcer sur la répartition du sous financement de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous invitons nos adhérents et sympathisants à lire cette excellente analyse de Julien Gossa sur son blog sur le site « Educpro » de la revue L’étudiant.

Dans sa contribution « Subvention pour charge de service public : quel indicateur pour quelle répartition ? » il démontre que, depuis que l’État a abandonné il y a 20 ans l’utilisation d’un modèle d’allocation des moyens pour répartir les dotations entre les universités, les moyens financiers sont distribués très inégalitairement entre les établissements.

Il montre notamment que les inégalités sont difficiles à mesurer et dépendent des valeurs que l’on prend en compte : la subvention pour charge de service public ou la totalité des moyens en comptant les ressources propres ?

Maintenant que les attributions sont l’objet de négociations en tête à tête entre les établissements et le MESR, il souligne que « les arguments sont réversibles, ce qui permet à l’État de changer son indicateur d’épaule d’un établissement à l’autre ou d’un moment à l’autre des négociations ».

Tout cela confirme que le vote soumis au CNESER n’a in fine pas beaucoup de sens. Une fois encore SUP’Recherche-UNSA demande au ministère et au gouvernement :

  • d’abonder la masse salariale à la hauteur dépenses réelles générées par le plafond d’emploi autorisé ;

  • de revenir à des critères d’allocation des budgets de fonctionnement plus égalitaire, prenant en compte le nombre d’étudiants, le patrimoine foncier …

Bonne lecture !

Sup'Recherche – UNSA




Au CNESER du 11 mars 2025, trois mois et deux ministères plus tard, le compte n’y est toujours pas !

Le CNESER plénier du 11 mars 2025 devait examiner (enfin !) pour avis la répartition des moyens du ministère l’enseignement supérieur et de la Recherche pour 2025-2026.

Devant l’insuffisance criante des dotations face à ce qui serait nécessaire au fonctionnement convenable de l’enseignement supérieur, Sup’Recherche-UNSA s’est associé à un mouvement intersyndical et a voté CONTRE.

Déclaration de Sup’Recherche-UNSA :

Conformément à l’article D 232 1 4°) du code de l’éducation, le CNESER est aujourd’hui réuni en formation plénière pour examiner et rendre un avis sur la répartition des emplois et des moyens entre les différents établissements prévus par l’article L.719-4 du Code de l’éducation.
Sur ce point, il est impossible de répondre. En effet, malgré nos demandes répétées, il n’a jamais été fourni aux membres de cette institution les clés d’un quelconque modèle de répartition en vertu duquel il serait possible de rendre un quelconque avis sur la question.
Dès lors, il est difficile d’empêcher le Conseil de se poser la question différemment, et d’examiner la pertinence du budget de l’ESR dans son ensemble.

Du budget de cette année, outre les péripéties politiques qui entrainent une discussion en mars, il nous est dit que la réduction de 930 M€ entre le PLF 2024 et le PLF 2025 ne concerne pas les programmes du MESR, (c’est-à-dire les programmes 172 sur la recherche, 231 sur la vie étudiante et 150 sur les universités), voire que le programme 150 bénéficie d’une augmentation de 300 M€ supplémentaire ; ce qui permet «compenser intégralement le CAS Pensions et d’allouer 100 M€ supplémentaires aux mesures RH de la LPR».

En réalité, le sous-financement de l’enseignement supérieur et de la recherche est récurrent. Avec lui, nous constatons l’incapacité à nous déployer vers les secteurs d’avenir des transitions numérique et environnementale. Dans l’immédiat les universités sont dans l’impossibilité de mener à bien le gigantesque chantier de leur nécessaire évolution immobilière et d’assurer tout simplement la sécurité de leurs réseaux.

Faire face à la pénurie par la ponction des « trésors de guerre » fantasmés par Bercy, et représentés par les fonds de roulement des établissements n’est qu’un expédient qui a fait long feu. Déjà ponctionnés l’an dernier, ces fonds se révèlent très inégaux d’un établissement à l’autre. Ainsi la plupart se retrouve dans une situation critique que l’Etat se refuse à voir, en abaissant les seuils d’intervention rectorale.

Que dire de la situation des étudiants, affectée violemment par la baisse du programme 231 ? Un étudiant sur quatre peut être considéré en situation de précarité et beaucoup sont entravés dans leur quête d’autonomie quand ils veulent ou doivent décohabiter. Dites-nous comment vous pensez financer au mieux la réforme structurelle des bourses dans un cadre aussi contraint ?

Dans la période, il est fortement conseillé aux établissements d’augmenter leurs ressources propres. Ici aussi, le remède est bien illusoire. D’une part, le recours aux financements apportés par les collectivités territoriales, elles-mêmes impactées par les coupes budgétaires, fond cette année comme neige au soleil. D’autre part, les partenaires privés taillent dans leurs budgets recherche et développement. Enfin la réduction mal pensée des aides à l’apprentissage, et à l’alternance et la suppression du « CIR jeune docteur » viennent alourdir les difficultés dans le secteur public qui en faisait une utilisation vertueuse.

Aussi faute de pouvoir nous prononcer plus spécifiquement sur des moyens qui, de toute façon sont structurellement insuffisants, nous voterons contre le projet de répartition qui ne reflète, une fois encore, qu’une tentative désespérée de gérer la pénurie !

A ce propos voir également notre article « Des inégalités toujours plus criantes  »

Lors de ce CNESER, Sup’Recherche-Unsa a posé la question des conditions difficiles d’évaluation par l’HCERES des établissements de la vague E.

Ce CNESER a aussi examiné la Présentation du contrat d’objectifs, de moyens et de performance du CNRS (COMP CNRS).

Pour la période couverte par ce nouveau contrat, le CNRS a identifié six nouveaux grands défis transverses auxquels il a l’ambition d’apporter des contributions substantielles à moyen terme, :

– le cerveau ;
– les matériaux du futur ;
– la vie dans l’univers ;
– l’instrumentation sans limites ;
– l’IA générative pour les sciences ;
– les sociétés en transitions.

Conformément à ses mandats, Sup’Recherche-UNSA a aussi voté contre le projet d’arrêté fixant la liste des formations de premier cycle de l’enseignement supérieur des établissements privés sur Parcoursup en 2025.

En revanche nous avons refusé de nous associer à une motion portée par le Collectif 384 demandant « le report de la réforme concernant les enseignants du supérieur (ES) et donc la déprogrammation de ces textes au futur CSA ministériel ».

Sup’recherche-UNSA estime tout au contraire que tout retard pris à ce sujet est gravement préjudiciable aux collègues concernés et de dit une fois de plus, prêt au dialogue social !

Il faut sortir nos collègues enseignants du supérieur de l’invisibilité qui les résume à 384 heures !

Ce CNESER a aussi vu l’examen :

  • De mesures de refonte de divers BTS
  • D’un projet d’arrêté fixant la liste des diplômes permettant d’accéder aux classes préparatoires destinées aux titulaires de diplômes obtenus après deux années d’études supérieures.
  • D’un projet de décret adaptant les modalités de délivrance du brevet de technicien supérieur à Mayotte au titre de la session d’examen 2025 en raison de circonstances exceptionnelles.
  • D’un arrêté relatif à l’attribution du grade de master aux officiers diplômés de l’École spéciale militaire de Saint- Cyr
  • D’une motion portée par l’Union étudiante intitulée « STOP à la politique d’affichage du MESR en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles ! ».
  • D’une motion portée par la FAGE « Pour une amélioration des conditions d’accueil et de vie des étudiantEs internationauxALES en France ».



« Stand up for science »

Sup’Recherche-UNSA s’associe au mouvement national « Stand up for science » organisé en écho à la journée de protestation aux États-Unis.

Cette journée s’inscrit dans le prolongement de l’initiative de nos collègues aux États-Unis, née en réaction aux attaques de l’administration Trump contre les institutions scientifiques et la recherche.

Sup’Recherche-UNSA :

  • apporte son soutien aux universitaires et chercheurs victimes de ces attaques et rappelle son attachement aux libertés académiques et au principe de collégialité pour une recherche autonome par rapport à des idéologies religieuses ou politiques et/ou totalitaristes.
  • réaffirme le rôle essentiel du savoir, de la connaissance et de la science dans nos sociétés démocratiques contre toutes les formes d’obscurantisme et de désinformation, d’où qu’elles viennent.
  • porte une attention particulière sur la question de la sérénité des débats intellectuels.

Participez aux actions qui ont lieu dans chaque ville universitaire de France.

Pour en savoir plus : https://standupforscience.fr/

Sup'Recherche – UNSA




Sup’recherche s’associe à l’appel intersyndical pour le 8 mars

8 mars 2025, pour l’égalité et pour les droits des femmes au travail, dans l’Enseignement supérieur et la Recherche et dans la société, toutes et tous mobilisé·es !

En 2025, alors que les universités devraient être un levier de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ne déploie toujours pas les moyens nécessaires pour combattre durablement les inégalités de genre dont les agent·es et les étudiantes sont victimes.

Nos organisations appellent à faire du 8 mars une grande journée de grève et de mobilisation féministe dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche !

POUR :

  • Mettre fin aux inégalités de recrutement, de promotion et de salaires
  • Remédier à la réforme des retraites qui est un pas en arrière dans l’autonomie financière des femmes !
  • Garantir le droit à la santé des femmes 
  • Lutter encore et toujours contre les violences sexistes et sexuelles au sein du ministère

 

Nos organisations revendiquent :

  • L’égalité salariale entre les hommes et les femmes et la réduction du temps de travail
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • Des mesures immédiates de rattrapage salarial
  • Un rééquilibrage des chances de mobilité professionnelle dans la carrière
  • Une formation initiale et continue de tous les personnels dédiée à la lutte contre les stéréotypes sexistes
  • Des cellules VSS financées
  • Un recrutement massif de médecins du travail, formé·es en santé au travail et plus spécifiquement à la santé des femmes au travail ;
  • Des moyens et de plus amples prérogatives pour les formations spécialisées en santé, sécurité et conditions de travail ainsi que pour les référentes et référent égalité
  • Le bénéfice systématique de la protection fonctionnelle pour les femmes qui dénoncent des violences sexistes et sexuelles au travail et des violences conjugales ;
  • Une formation spécifique et accessible pour tous les personnels à la prise en charge des violences sexistes et sexuelles au travail et à l’Université;
  • La mise en œuvre d’un congé menstruel pour le personnel et les étudiant-es
  • La reconnaissance de l’endométriose comme affection longue durée en tant qu’ALD
  • La mise à disposition de protections périodiques dans tous les établissements.




Libertés académiques en danger : notre syndicat a un rôle à jouer !

Les libertés académiques en danger partout dans le monde :

Oui notre syndicat a un rôle à jouer !

 

A l’heure où nos adhérents reçoivent leur numéro de SUP’R Info consacré à la situation internationale de l’Université, Sup’Recherche-UNSA redit sa préoccupation de voir combien la liberté académique est en recul partout dans le monde.

La liberté académique dont bénéficient les universitaires comprend :

  • la liberté d’enquête et de recherche,
  • la liberté d’enseignement au sein de l’université ou du collège,
  • la liberté d’expression, notamment dans le cadre du débat public.

Elle n’est pas un privilège des universitaires, elle est consubstantielle à leur mission.

Plus que jamais, elle est essentielle à la société démocratique, car elle est une garantie contre la désinformation.

L’internationale de l’Éducation, dont Sup’Recherche-UNSA est membre, met en avant le rôle que les syndicats peuvent et doivent jouer dans la préservation de ce bien précieux. Ils sont en première ligne pour :

  • Lutter contre la censure politique et les attaques idéologiques contre les programmes scolaires.
  • Négocier des protections contractuelles plus solides pour la liberté académique et la titularisation.
  • Défendre les universitaires individuel∙le∙s pris∙es pour cible en raison de leurs recherches ou de leurs opinions politiques.
  • Exposer les forces corporatistes, commerciales et politiques qui cherchent à saper l’éducation indépendante. [1]

 

Rejoignez-nous dans ce combat essentiel !

[1] https://www.ei-ie.org/fr/item/29477:defendre-la-liberte-academique-face-aux-attaques-croissantes-les-syndicats-de-lenseignement-superieur-se-mobilisent?_cldee=CNmhSy0EjygDNJgrxv0wJw-EU0h3dA6DawKPG1U4hsOJjz5Gb5jAsXcqm0R8vQ17&recipientid=contact-a905100f08e7dd118edf005056bd424d-d75b14dd7c454de381206dd955a95bf7&esid=33b17b0e-6af0-ef11-be20-6045bd999f8f.