Dans l’Enseignement supérieur, il reste du chemin à faire… Sup’Recherche-UNSA s’y emploie ! ​

Dans l’Enseignement supérieur, il reste du chemin à faire…
Sup’Recherche-UNSA s’y emploie !

Dans l’Enseignement supérieur, il reste du chemin à faire…
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Plus de femmes en responsabilité ?

Selon le Rapport social unique 23-24 du Ministère de l’enseignement supérieur de la Recherche et de l’espace : La part des femmes enseignantes est passée de 40,5 % à 42,9 % entre 2016 et 2023. Cette progression concerne aussi bien les titulaires (de 38,6 % à 41,3 %) que les contractuelles (de 44,8 % à 45,9 %). De plus le repyramidage issu de l’accord annexé à la Loi de programmation pour la recherche que nous avons signé a également participé à la féminisation du corps des professeurs des universités, puisque les femmes constituent 54 % des lauréats en 2023 (52 % pour la double session 2021-2022), alors que le corps des PR ne comptait que 30,6 % de femmes en 2022 (29 % en 2021).

  • OUI MAIS : Les femmes chercheuses occupent plus souvent des emplois non permanents que leurs homologues masculins (22,9 % contre 19,4 %).
  • OUI MAIS  : Si les femmes représentent 46 % des candidats au poste de maître de conférences (MCF), cette part chute à 35 % pour les candidatures au poste de professeur des universités (PR), et Les blocages par disciplines ont la vie dure: Si les femmes titulaires sont majoritaires dans les sections Langues et Littératures (68 %) ainsi que dans les Autres sections de santé (59 %). En revanche, elles demeurent nettement moins représentées dans les Sciences de l’ingénieur, la Physique, les Mathématiques et l’Informatique, où leur part varie entre 18 % et 26 %, ainsi qu’en Médecine et en Sciences de la Terre, où elles représentent 31 % des effectifs.
  • OUI MAIS : la part des femmes titulaires est plus faible dans les corps et grades les plus élevés. Notamment, seules 12 % des femmes professeurs des universités et assimilés ont atteint le grade sommital (PR de classe exceptionnelle 2ème échelon et assimilés), contre 17 % pour l’ensemble des effectifs du corps. Si bien qu’en 2023, les hommes perçoivent en moyenne un salaire supérieur à celui des femmes dans toutes les catégories de personnels enseignants (titulaires et contractuels). Ces écarts s’expliquent principalement par une plus faible représentation des femmes dans les corps, grades et échelons les plus élevés.
  • OUI MAIS : Les statistiques sur l’action sociale montrent que les femmes (30-49 ans) sont massivement plus nombreuses à solliciter des aides pour les enfants handicapés (49,3 % contre 16,9 % pour les hommes) ou pour les études des enfants (57,2 % contre 15,6 %), ce qui suggère qu’elles assument toujours une part prépondérante des responsabilités familiales.

Sup’Recherche-UNSA est aux côtés de toutes et tous pour l’égalité au sein de l’ESR !

 




Communiqué de l’Intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Pour lire le communiqué dans son intégralité

 




Réforme de la formation initiale des enseignants : les alertes se multiplient

Les premiers éléments de mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants et conseillers principaux d’éducation (CPE) confirment les alertes exprimées par les organisations syndicales depuis plus d’un an.

De fortes inégalités territoriales sont déjà là :

  • L’accueil des non-lauréats des concours ne sera pas assuré dans toutes les académies et dans toutes les disciplines. Ceci va pénaliser les étudiants les plus précaires qui ne peuvent se permettre de déménager ou de payer des préparations privées aux concours, qui fleurissent déjà. Le ministère peut-il se priver ainsi d’un vivier d’étudiants souhaitant devenir enseignants ?
  • La « rationalisation » de l’offre, guidée par des impératifs financiers à court terme (et non pédagogiques), va aboutir à des fermetures de formations et/ou de sites qui imposeront un déracinement territorial aux lauréats dès le master et va dégrader leur formation : fermeture des Masters enseignement Philo à Nanterre, SES à Poitiers et Physique-chimie à Pau, fermeture du site de Quimper…

À un mois des écrits des concours, le flou règne encore sur bien des points de la réforme :

  • La localisation des formations ouvertes à la rentrée : y aura-t-il un parcours Italien en Lorraine ? un parcours Éducation Musicale à Créteil ?
  • La constitution des équipes en place à la rentrée : que vont devenir les collègues en temps partagé par exemple ? quels moyens humains les rectorats et les universités vont-ils vraiment mobiliser ?
  • L’attribution de moyens pour adapter la formation aux différents profils d’étudiants et lauréats.

Nous constatons que la mise en œuvre de la réforme dans son ensemble a dès à présent des conséquences graves :

  • Injonctions contradictoires et mise en concurrence des personnels qui entraînent un mal-être des personnels et la perte de sens du travail (mutualisations forcées des formations, morcellement des enseignements, imposition du distanciel)
  • Gestion RH irresponsable, voire toxique, d’établissements se défaussant de leurs responsabilités : manipulation des personnels via de fausses informations, pour les pousser à chercher d’autres postes
  • Détresse des étudiants et sentiment d’abandon, en raison des conditions de préparation au concours (informations discordantes et fluctuantes, ventilation des places dans les différents concours, absence de modules de préparation au concours) et des incertitudes sur la poursuite d’études (manque de places ouvertes aux non lauréats)

Dans ces conditions, comment les équipes enseignantes et BIATSS peuvent-elles préparer une formation initiale des enseignants à la hauteur des besoins de l’École et des élèves ?

Nous appelons les personnels impliqués dans la formation initiale des enseignants et les étudiants à se mobiliser massivement dans leurs établissements le mardi 10 mars, journée contre le manque de financement des universités.




Suppression de l’aide personnalisée au logement pour les étudiants étrangers : Quelle cohérence ? Pour quel résultat ?

Le budget 2026 enfin adopté prévoit l’exclusion de l’Aide Personnelle au Logement pour les étudiant-e-s étranger-e-s n’ayant pas la nationalité de pays de l’Union européenne. L’Observatoire de la vie étudiante (OVE), constate que 62 % des étudiant-e-s internationaux ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin. Les APL représentent pour eux en moyenne 200€ par mois. Ils sont très souvent parmi les étudiants les plus précaires.

Cette mesure s’ajoute à la politique de « droits différenciés » dont ils font déjà l’objet et qui leur coûte entre 3000 euros pour une année de licence et 4000 euros pour une année de master. Rappelons que selon les chiffres ministériels, à la rentrée 2023, sur les 319 900 étudiants étrangers en mobilité internationale inscrits dans l’enseignement supérieur français, 137 800 étudiants extracommunautaires étaient potentiellement concernés par l’application des droits d’inscription majorés par rapport aux droits communautaires[1].

  • Sup ’Recherche-UNSA s’interroge sur la cohérence de cette politique alors qu’en juillet dernier, le Ministre de l’enseignement supérieur affirmait :

« C’est toujours une fierté de voir des jeunes du monde entier choisir la France pour leurs études. Cette ouverture et cette diversité sont indispensables et contribuent à construire la jeunesse et la réussite du pays. Nous devons faire évoluer notre logiciel, cesser de regarder uniquement le nombre d’étudiants accueillis chaque année. Regardons aussi qui nous accueillons et dans quelles conditions. Je veux qu’on fasse venir les étudiants les plus talentueux qui choisissent les études dans des champs dont la France et l’Europe ont le plus besoin !  La précarité étudiante est aussi un enjeu majeur sur lequel nous sommes pleinement engagés. Aujourd’hui, 1 étudiant étranger sur 2 est en situation de précarité. C’est inacceptable, le chiffre cible, c’est 0.[2]»

  • Sup’Recherche-UNSA partage le point de vue de la Ligue des droits de l’homme:

« Cette mesure brutale s’ajoute aux violences sociales, administratives et institutionnelles que subissent quotidiennement les personnes étrangères, ou celles et ceux perçu-e-s comme tel, en France. La mesure s’apparente bien à une forme de préférence nationale. Cyniquement, il a été prévu que seuls les étudiant-e-s étranger-e-s extracommunautaires non boursier-e-s seraient inéligibles à l’APL. Or, les boursier-e-s ne représentent que 2% des quelques 320 000 étudiant-e-s extracommunautaires qui étudient sur nos campus ![3] ».

Défendre les droits des étudiants étrangers extracommunautaires, c’est défendre l’égal accès de toutes et tous aux études supérieures, c’est défendre l’universalité du savoir, c’est défendre la place de l’Université française dans le monde.

Image générée par ChatGpt

[1] https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-02/nf-sies-2025-02-36107.pdf.

[2] www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/philippe-baptiste-reaffirme-l-interet-pour-la-france-de-poursuivre-l-accueil-et-l-integration-des-99535.

[3] https://www.ldh-france.org/suppression-de-laide-personnelle-au-logement-pour-les-etudiants-etrangers-une-mesure-xenophobe-dangereuse-et-absurde/.




Circulaire du 16 février 2026 sur les « conditions de sécurisation, au sein et aux abords des établissements d’enseignement supérieur, d’évènements relevant de la liberté d’information et d’expression des étudiants »

Un rappel nécessaire selon Sup’Recherche-UNSA

Les évènements organisés par les associations étudiantes sont protégés par l’article L 811-1 du Code de l’éducation au nom de la liberté d’expression, mais ils ne sauraient en aucun cas s’exercer dans des circonstances contraires à l’ordre public.

A la suite de la mort violente de Quentin Deranque, une circulaire conjointe du ministre de l’Intérieur et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, du 16 février 2026, adressée aux préfets et aux recteurs, rappelle ce principe essentiel des libertés universitaires.

Les chefs d’établissement ont en effet l’obligation de sécuriser ces manifestations, « après une analyse au cas par cas et une analyse précise du contenu de la réunion ».

Le Conseil d’Etat a précisé à deux reprises en 2024[1], les conditions du refus d’autoriser une conférence :

  • Dans le premier cas, « le refus dans son principe, d’autoriser la conférence envisagée, portait une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont les libertés d’expression et de réunion » ;
  • Dans le second, le refus de « l’autorisation demandée en vue de la tenue d’une conférence en rapport avec le conflit au Proche-Orient avec Mme D…, prévue pour le 22 novembre, au motif que la tenue de cette conférence faisait naître un risque de trouble à l’ordre public dans l’établissement » était justifié.

Ces deux jurisprudences démontrent que la marge est étroite et dépend entièrement des circonstances : sujet du débat, notoriété des intervenants, service d’ordre prévu par les organisateurs, etc. mais il est certain que l’obligation vise autant les désordres à l’intérieur de l’établissement que ceux commis dans le périmètre des locaux universitaires.

La circulaire rappelle enfin, qu’à défaut des présidences, le Recteur de région académique doit prendre, à titre provisoire, les mesures conservatoires nécessaires après avoir consulté le président ou le directeur de l’établissement et le cas échéant, « faire le lien avec le préfet ».

« Le recteur de région académique peut aussi, en tant que de besoin, apporter soutien aux présidents et directeurs d’établissement pour apprécier la gravité de la menace ou du risque de trouble à l’ordre public ».

Le débat universitaire peut être passionné, il ne doit jamais être tragique.

[1] https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2024-05-06/494003       https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000050713410.

Image Pixabay Johnykessler




Recrutements : Rappel des calendriers !

  • Calendrier de la procédure d’inscription sur les listes de qualification 2026 aux fonctions de maitre de conférences ou de professeur des universités : communication des résultats au plus tard le 23 mars.

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/qualification/calendrier_qualification_2026.pdf.

  • Calendrier prévisionnel de la campagne de recrutement synchronisée 2026 : Ouverture de l’enregistrement des candidatures sur Odyssée à partir du 3 mars.

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/Recrutement/calendrier_recrutement_candidats_2026.pdf.

  • Procédure d’affectation des personnels des 1er et 2nd degrés dans les établissements d’enseignement supérieur : calendrier de la campagne complémentaire 2026, du 9 mars au 24 juin 2026 : ouverture de l’application VEGA le 9 mars.

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/PRAG_PRCE/calendrier_VEGA_Candidat_CC_2026.pdf.




Assises du financement des universités : Le financement éludé, les inquiétudes confirmées 

Sup’Recherche-UNSA a été reçu le 13 février 2026 au Ministère de l’Économie et des Finances, à l’occasion du lancement des assises, en présence des représentants du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Ces assises trouvent notamment leur origine dans un diagnostic porté par le ministère des Finances, selon lequel l’État consacrerait des moyens significatifs aux universités sans que ces financements ne bénéficient, en pratique, de manière suffisamment lisible, aux laboratoires de recherche et à la pédagogie.

Cette lecture interroge à la fois les mécanismes de répartition interne, la traçabilité des crédits et, plus largement, l’adéquation entre les dotations globales et les besoins effectifs des universités.

À cette occasion, les représentants ministériels ont indiqué qu’il n’était pas envisagé d’ouvrir un débat relatif au modèle de financement, invoquant un contexte budgétaire contraint. Les échanges annoncés devraient porter sur des thématiques qualifiées de connexes : ressources propres, appels d’offres, formation continue, apprentissage, droits d’inscription, immobilier, territorialisation, contractualisation et répartition des moyens entre universités.

La clôture des travaux est annoncée pour le début du mois de mai 2026.

Pour Sup’Recherche-UNSA , l’absence de traitement explicite du financement structurel demeure source d’interrogations.

Il importe de rappeler que les établissements ont pleinement assumé leurs missions de service public, en accueillant près de 300 000 étudiants supplémentaires en une décennie, malgré une érosion des ressources. L’examen des données, intégrant l’inflation, la dynamique des effectifs et les charges nouvelles, notamment celles liées au GVT et à la revalorisation du point d’indice, insuffisamment compensées dans la Subvention pour Charges de Service Public (SCSP), conduit à un constat clair : pas une progression, mais une diminution réelle des moyens disponibles, estimée à près d’un milliard d’euros en 2025.

Dans ces conditions, dissocier les enjeux organisationnels des réalités financières affaiblit la cohérence et la portée de l’exercice engagé.

Pour Sup’Recherche-UNSA, ces assises ne pourront produire d’effets significatifs sans une reconnaissance explicite des déséquilibres actuels et sans engagements clairs en faveur de moyens pérennes, à la hauteur des exigences de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Image: Pixabay lobostudiohamburg




Au CNESER des 10 et 11 février 2026

Les 10 et 11 février 2026 se tenait un CNESER en formation permanente classique et une session d’accréditation de l’offre de formation d’Établissements de la vague E.

En ce qui concerne la réunion du CNESER en formation permanente 

Nombre de propos préliminaires ont porté sur la situation budgétaire qui retentit sur les capacités financières des établissements.

Les informations de la DGSIP n’ont pas manqué de rappeler les annonces ministérielles d’une compensation intégrale des coûts liés à la protection sociale complémentaire obligatoire « dont on espère que tous les établissements la mettront en œuvre au 1er mai » et une augmentation significative, mais ciblée sur certains établissements placés d’ores et déjà dans un plan de retour à l’équilibre, de la compensation du CAS Pension.

Étaient soumis au vote :

  • Projet d’arrêté relatif à l’attribution du grade master aux titulaires du diplôme manager de la performance des organisations par la data délivré par l’École nationale supérieure des mines de Paris vote contre ;
  • Projet d’arrêté de reconnaissance par L’État de l’école Sup’Expertise vote contre ;
  • Arrêté fixant la liste des établissements accrédités à délivrer le Diplôme national de premier cycle
  • en sciences et techniques de l’agronomie dénommé « bachelor agro » à la rentrée 2026. Deux votes pour : Lyon 1 et Angers ;
  • Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 24 mars 2017 relatif aux modalités d’admission en deuxième ou troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme vote pour ;
  • Projet d’arrêté pris en application de l’article D. 612-31 du code de l’éducation vote pour ;
  • Projet d’arrêté pris pour l’application du V de l’article L. 612-3 du code de l’éducation vote pour.

Sup’Recherche-UNSA s’est aussi prononcé sur les motions suivantes :

Motion1 : Motion pour un alignement de tous les frais d’inscription de l’ESR public à ceux mis en place dans les facultés (178 €/an en licence et 254 €/an en master), Motion de l’Union Étudiante et Ingé·e·s sans frais. Sup’Recherche-UNSA a voté pour.

En ce qui concerne la session d’examen des offres de formation 

  • Présentation de la stratégie de formation de l’université Paris-Saclay vote pour ;
  • Présentation de la stratégie de formation de l’Université d’Évry vote pour ;
  • Présentation de la stratégie de formation de l’Institut polytechnique de Paris (dont
  • co-accréditation HEC) vote pour
  • Présentation de la stratégie de formation de l’Université Versailles Saint Quentin vote pour ;
  • Présentation de la stratégie de formation de L’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais vote pour ;
  • Présentation de la stratégie de formation de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles vote pour.

 




Germinal à l’université

Après avoir, lors de son audition au Sénat, le 29 octobre 2025, minimisé la situation budgétaire des universités, disant que « ce n’est pas Zola non plus » le ministre Philippe Baptiste a lancé les « assises du financement des universités » dans le but « d’objectiver la situation financière des universités ».

Sup’Recherche-UNSA lui adresse cette cartographie en cours, qui n’est pas un « ressenti de paupérisation » comme il le disait le 17 décembre dernier, mais les chiffres objectifs d’une météo des universités bien maussade.

Voir en plein écran

Légende : en orange sur cette carte les établissement pour lesquels, bien que n’ayant pas actuellement d’informations sur le BP 2026, on sait que un ou plusieurs budgets antérieurs ont été déficitaires, en bleu celle pour lesquelles nous n’avons pas encore d’informations et en rouge ceux qui ont voté un budget 2026 en déficit. En lien, quand nous l’avons trouvée, la délibération du CA.

Sup’Recherche-UNSA propose à tous les enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs de répondre à cette enquête qui nous permettra, par delà les chiffres, de montrer au ministre les effets concrets de ce désengagement de l’État et que dans de nombreuses universités c’est Germinal !

Lien vers le questionnaire




Au CSAMESR du 3 février 2026

Un CSA ministériel s’est tenu ce 3 février dans un cadre budgétaire un peu éclairci. Le budget pour 2026 est pour l’instant adopté, sous réserve du contrôle de constitutionnalité. Toutefois, Sup’Recherche-UNSA rappelle ses réserves face au budget adopté qui ne permet pas à l’État de respecter les promesses du Protocole d’accord de la LPR, notamment en ce qui concerne la trajectoire de la Prime C1.

Il en va de même en ce qui concerne l’augmentation nécessaire de la PES.

Sup’Recherche-UNSA relève aussi la situation intolérable des ATER dont la rémunération est maintenant inférieure à celle des doctorants sous contrat.

Étaient soumis au vote :

Projet de décret définissant les électeurs aux CSA ministériels relevant des ministres chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche, de la jeunesse et des sports

Vote contre considérant que nous ne souscrivons pas à l’argumentation ministérielle qui exclut du périmètre de l’enseignement supérieur les agents ITRF affectés dans un service du Ministère de l’éducation nationale alors que tel n’avait pas été le cas en 2022, avec pourtant, les mêmes textes de référence.

  -Projet de décret modifiant le décret n°99-272 du 6 avril 1999 relatif aux commissions paritaires d’établissement des établissements publics d’enseignement supérieur

Vote pour.

Projet d’arrêté portant création de CSA au sein des ministères chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche, de la jeunesse et des sports

Vote en abstention car le texte ne nous a pas paru suffisamment consolidé.

– Point pour débat :

-Programmation annuelle des travaux : L’agenda social présenté manque singulièrement d’ambition. Sup’Recherche-UNSA relève, en outre, qu’il ne contient que très peu de sujets propres aux enseignants et chercheurs.

 -Point pour information :

-Principes régissant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le champ des ressources humaines – projet de cadre d’usage.

Ce texte tend à prendre en compte la multiplication « anarchique » des usages de l’intelligence artificielle.

Sup’Recherche-UNSA regrette profondément qu’un tel cadre ne soit pas mis en place pour les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les enseignants du Supérieur titulaires et contractuels ainsi que les doctorants.

Nous rappelons que Sup’Recherche-UNSA dispense chaque année une formation à ses adhérents sur ce thème.