Installation du comité de suivi des INSPE ​

Installation du comité de suivi des INSPE

Jeudi 30 janvier 2020, F. Vidal Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et J.-M. Blanquer Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse ont installé le comité de suivi des INSPE piloté par Marie-Danièle Campion (ancienne Rectrice AURA) et François Louveaux (IG).

L’UNSA éducation était représenté par Karine Lamoureux (SE) et Jean-Pascal Simon (Sup’Recherche-UNSA). Lors de cette séance d’installation, J.M. Blanquer a rappelé combien il était important d’avoir un discours positif sur l’école et le système éducatif, que cela participait aussi de l’attractivité des métiers de l’enseignement. En écho à cela, nous avons tenu à rappeler nous aussi que chaque réforme de la formation des enseignants de ces dernières années s’était accompagnée le plus souvent d’un discours de stigmatisation de la réforme précédente. Nous avons souligné combien cela avait pu déstabiliser les équipes de formateurs et conduire certains à l’épuisement professionnel.

Par ailleurs Sup’Recherche-UNSA a rappelé un certain nombre de points :

Notre attachement à ce que la formation des enseignants soit assurée au sein de l’Université.

Le fait que depuis plusieurs dizaines d’années l’université s’implique dans la formation (les IREM, les IUFM, …) et qu’il faut prendre appui sur ce qui s’est construit de positif. Ainsi l’expérimentation d’un Institut Carnot de l’Éducation Auvergne Rhône Alpes a permis à des équipes pédagogiques et des chercheurs de travailler ensemble, les projets d’actions éducatives des premiers trouvant un appui sur les projets de recherche des seconds. Cela dans la perspective d’une véritable recherche collaborative.

Enfin nous ne doutons pas que ce projet est porté conjointement par les deux ministères dans le respect des prérogatives de chacun :

  • l’État employeur ayant la responsabilité de définir le profil de l’enseignant du XXIe siècle qu’il entend recruter ;
  • les universités avec l’INSPE, les UFR et les professionnels qui interviennent dans les formations ont la responsabilité de construire les formations.

Sup’Recherche-UNSA aux côtés du SE, dans le cadre de l’UNSA éducation, apportera le point de vue des universités, son expérience et ses compétences à la construction de la meilleure formation possible pour les enseignants qui rappelons-le formeront les forces vives de la Nation de la fin du XXIe et du début du XXIIe siècle !




Election d’un Nouveau Conseil National

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Un Conseil National élargi!

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Un Conseil National représentatif​

Le Conseil National de Sup’Recherche représente les différents corps de l’enseignement supérieur.

Maître de conférences
45%
Professeur d’Université
35%
PRAG et PRCE
20%

En route vers la parité

Le Conseil National améliore sa parité qui passe de 25% à 30%, c’est bien évidemment encore insuffisant, mais la féminisation est en route!

Femme
30%
Homme
70%

Un Conseil National géographiquement réparti

Le Conseil National de Sup’Recherche représente un grand nombre de villes et de régions de métropole et des DROM-COM




Motion d’orientation spéciale « réforme des retraites » Congrès de Paris, les 16 – 18 janvier 2020

Lors de son congrès les délégués du syndicat Sup’Recherche-UNSA ont rédigé cette motion complémentaire à la motion d’orientation générale par laquelle ils expriment leur position sur la question de la réforme des retraites engagée par le gouvernement :

Le gouvernement a décidé de réformer le système des retraites. Ce projet va impacter considérablement la pension des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, et plus durement celle des enseignants-chercheurs et des chercheurs.

Certes, la démographie actuelle modifie la proportion entre actifs et retraités, mais il nous faut regarder les éléments objectifs concernant l’enseignement supérieur et la recherche.

Voici quelques données factuelles :

  • La carrière d’un maître de conférences démarre actuellement en moyenne à 35 ans (source : Bilan social 2017-18) avec un niveau de formation d’au moins BAC+8. Sa rémunération initiale n’est que de 1,3 SMIC et ne cesse de diminuer (environ 2 SMIC en 1990).
  • Le projet actuel de réforme des retraites aboutira à une diminution de l’ordre de 40 % des pensions des enseignants-chercheurs et des chercheurs.

Ceci est inacceptable et doit impérativement être pris en compte par le gouvernement. De plus, une revalorisation importante de la rémunération de l’ensemble des carrières est indispensable.

Une augmentation notable des salaires doit donc être négociée pour aboutir au niveau de rémunération correspondant à une formation Bac+8 et les pensions ne doivent pas diminuer.

En conséquence, le Congrès de Sup’Recherche-UNSA mandate les instances du syndicat pour s’opposer à la réforme des retraites tant que les éléments ci-dessus n’auront pas été pris en compte.


Motion votée à l’unanimité, le samedi 18 janvier 2020,  par laquelle il mandate le Conseil national et le Secrétariat national pour négocier avec les autorités concernées sur le dossier de la réforme des retraites.




Retraites : appel à manifester le 9 janvier 2020

Les négociations qui ont été menées par l’UNSA et les journées de mobilisations des 5 et 17 décembre ont permis quelques avancées sur la réforme des retraites que le gouvernement veut imposer (pénibilités, minimum de pension, fin de carrière, les droits acquis…) toutefois, la ligne rouge d’un âge pivot à 64 ans, pénalisant dès 2022 l’ensemble des salariés, n’est toujours pas abandonnée. Cette mesure financière est particulièrement punitive : dès 2022, les salariés âgés de 62 ans seront obligés de travailler quelques mois de plus sauf à avoir un malus de 10% sur leur pension. L’UNSA avait demandé que ne soit pas mêlées retraite universelle et mesures financières. Le gouvernement a fait le choix contraire et fait porter cet effort supplémentaire aux seuls salariés. Ce n’est pas acceptable !

Par ailleurs, nous avons alerté le ministère à plusieurs reprises sur les simulations que nous avons faites en nous basant sur le rapport Delevoye qui montrent que l’application d’un système par point conduirait à une baisse sensible des pensions. Une hausse importante des rémunérations s’impose pour pallier cela. Notre Ministre ne nous a rien donné de précis quant une revalorisation de grilles salariales et ce n’est l’intégration des primes dans le calcul des retraites mais cela ne va pas compenser la perte de pension du fait de la prise en compte de l’ensemble de la carrière et non plus des 6 derniers mois

Une journée de mobilisation est prévue le jeudi 9 janvier à laquelle l’UNSA et l’UNSA Éducation ne s’associent pas, pourtant, nous savons que localement des sections académiques souhaitent continuer à manifester. C’est pourquoi nous appelons les Enseignants, Enseignants-Chercheurs et Chercheurs, à s’associer aux actions du 9 janvier pour qu’il n’y ait ni puni·e·s ni perdant·e·s.




Meilleurs voeux

Sup’Recherche-UNSA vous souhaite une bonne et heureuse année 2020 !

Plus déterminés que jamais, nous continuerons à promouvoir et défendre un Enseignement supérieur servi par une Fonction Publique d’État respectée et revalorisée. C’est pour nous la seule garantie du principe d’égalité sur l’ensemble du territoire d’accès à une offre universitaire.

La solidarité est à nos yeux une valeur fondamentale. Elle implique de venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. À ce titre, nous voulons plus de justice entre les différentes générations de collègues. Nous agissons notamment, en faveur des plus jeunes qui, en début de carrière, sont obligés de faire de nombreuses années de post-doctorat avant de trouver une position fixe, et pour que les femmes aient les mêmes chances d’évolution professionnelle que les hommes.

La Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche devra aboutir à des avancées concrètes dans ces domaines ainsi que dans la revalorisation de nos métiers et carrières.

Cette année 2020 s’ouvre sur de nombreux chantiers, sachez que nous ne ménagerons pas nos forces pour un syndicalisme, au plus près des attentes des adhérents. Nous mènerons une action réformiste, mais combattive, évitant les pièges du radicalisme. Notre logique est celle de la proposition et non de l’affrontement systématique, nous savons que cette voie n’est pas un long fleuve tranquille … mais nous avons fait le choix d’une approche constructive.

Cordialement,

Pour le Conseil National

Jean-Pascal Simon, Secrétaire Général.




Lettre ouverte sur la formation des enseignants

Sup’Recherche – UNSA s’est associé à une lettre ouverte intersyndicale adressée au Président de la République, à la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Innovation, au Ministre de l’Éducation Nationale, aux Président·e·s d’université, et aux Directrices et Directeurs d’INSPÉ.

Cela fait plusieurs mois que l’annonce a été faite du déplacement du concours en fin de M2. Depuis lors des concertations ont eu lieu mais elles n’ont pas associé l’ensemble des partenaires (par exemple les UFR) et un grand nombre de points restent en suspens comme celui de la transition les deux modalités de recrutement problème que nous avons soulevé lors d’un CTMESR il y a déjà plusieurs moins.

Nous demandons une véritable concertation avec tous les acteurs de l’ESR : INSPE mais aussi UFR et, pour ce qui concerne Sup’Recherche, de surseoir d’un an au moins la mise en œuvre de la réforme.

La lettre ouverte




Il n’y aura « pas d’annonces magiques »

Effectivement, il n’y en a pas eu ! Depuis des semaines, nous attirons l’attention sur les conséquences de l’application de la réforme voulue par le gouvernement pour les pensions des enseignants-chercheurs et des chercheurs. Nous n’avons pas eu d’éléments en réponse aux simulations que nous avons faites qui montrent que, sans revalorisation des salaires et des primes, les agents de l’ESR seront immanquablement perdants.

Ce qui se joue avec cette réforme, ce qui se joue c’est la question du contrat social entre les Enseignants-Chercheurs, Chercheurs, et l’État. Aujourd’hui, les personnels que nous représentons sont recrutés après un BAC+8 à 1,3 SMIC (en 1985 on était à 2,4). Peut-on considérer qu’il s’agit d’une rémunération qui manifeste une reconnaissance du niveau d’études exigé ? Jusqu’alors, le contrat « tenait » du fait des conditions d’exercice du métier, conditions qui se dégradent d’année en année, et de la perspective d’une retraite viable… Si la réforme de retraites conduit à une baisse des pensions, le contrat ne tiendra plus ! On ne s’étonnera pas de voir les jeunes docteurs les plus brillants partir à l’étranger.

Si réforme il doit y avoir, elle ne doit pas faire de perdants. C’est pourquoi Sup’Recherche – UNSA demande :

  • la suspension sine die des éléments de la réforme qui relève d’un ajustement paramétrique.

  • l’ouverture par le gouvernement dans les jours qui viennent de concertations sur les rémunérations et carrières sans tabou avec les partenaires sociaux sans attendre une hypothétique loi de programmation de la recherche.

Les concertations doivent conduire à des propositions négociables visant le renforcement du contrat social des fonctionnaires d’État au service d’une politique ambitieuse pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

Sup’Recherche-UNSA, avec la fédération UNSA éducation et les syndicats de l’ESR avec lesquels nous travaillons au quotidien : A&I et ITRF-BiO, appelle à la grève et à la mobilisation le mardi 17 décembre pour réaffirmer notre détermination à obtenir du gouvernement pour que ce projet du système universel des retraites, dont nous n’étions pas demandeurs, ne fasse aucun.e perdant.e quelque soit le métier, la filière, l’âge.




Une mobilisation que le gouvernement doit écouter !

Ce 5 décembre a vu se mobiliser les personnels de l’éducation et particulièrement ceux de l’Enseignement Supérieur que nous représentons. Ce même matin du 5/12, nous est parvenue une lettre de notre ministre, au demeurant assez semblable à celle qui avait été envoyée, il y a plusieurs jours, par Jean-Michel Blanquer aux personnels de l’Éducation Nationale et plus récemment Christophe Castaner aux forces de police.

Cela faisait plusieurs semaines que nous attendions une expression de notre ministre … enfin ! Mais, peu de choses nouvelles dans ce courrier, beaucoup d’éléments de langage : l’intégration des primes dans le calcul de la retraite certes, mais, ce sera de peu d’effet puisque les enseignants-chercheurs n’en ont pratiquement pas.

Nous prenons acte que « le Gouvernement s’est engagé à ce que la mise en place du système universel permette de garantir un même niveau de retraite pour ces personnels que pour des corps équivalents de la fonction publique. » Question : quels sont les corps équivalents de la fonction publique ? Quels sont les fonctionnaires d’État recrutés à BAC + 8 ? Nous attendons maintenant que s’engagent des discussions sur la « revalorisation des carrières des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche » également annoncée.

Le ministère doit maintenant privilégier la négociation et avancer des propositions concrètes. Nous en avons faites mais elles sont restées… sans réponse.




Retraites dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sans revalorisation les personnels seront pénalisés : en grève le 5 décembre !

Mercredi 23 octobre, Jean-Paul Delevoye et Frédérique Vidal ont reçu les organisations syndicales représentatives du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation. Nous attendions cette réunion pour engager enfin les discussions sur la mise en place d’un système universel des retraites.

Nous avons rappelé les spécificités des carrières des enseignants-chercheurs et des chercheurs : une entrée dans le métier tardive (35 ans en moyenne) donc un départ en retraite entre 65 et 76 ans, des rémunérations faibles (1,3 SMIC en début de carrière), un faible niveau de primes… Les simulations que nous avons faites montrent que sans revalorisation des salaires et des primes les agents de l’ESR sont perdants.

Cette réforme est donc nécessairement liée à des discussions sur la politique salariale conduisant à des mesures fortes de revalorisation des salaires et de primes. Cette double négociation retraite/salaire doit aboutir avant le vote de la Loi. Cela doit se faire dans la transparence sur les chiffres et la confiance dans les intentions. Les deux restent à conquérir.

À ce jour, aucun engagement ne nous a été donné, aucun signe concret dans le sens d’une revalorisation des salaires bien au contraire : le Projet de Loi de Finances 2020 va encore une fois conduire à une diminution de l’investissement par étudiant dans les universités. Nous appelons donc l’ensemble des personnels à se mobiliser pour la grève du 5 décembre, pour défendre le niveau des retraites des personnels de l’ESR. Par ailleurs, Sup’Recherche – UNSA reste ouvert à la négociation pour avancer sur ces sujets.




Décret recrutement des contractuels présenté par deux fois au CCFP !

Nous relayerons la position de l’UNSA Fonction Publqique et nous nous associons à l’opposition au projet de décret sur le recrutement de contractuels sur des emplois permanents car nous estimons que l’Enseignement Supérieur et la Recherche doit être servie par une fonction publique d’Etat.

Le projet de décret concernant le recrutement de contractuels sur des emplois permanents a été examiné en CCFP le 17 octobre et le 14 novembre.
Peu d’amendements ont été retenus par le gouvernement. L’UNSA Fonction Publique a voté contre ce projet.
Le gouvernement a refusé de prendre en compte la demande de l’UNSA de réponse obligatoire aux fonctionnaires candidats sur un emploi permanent, mais non retenus. Ce poste pourra être déclaré vacant et proposé pour un recrutement sur contrat.
Point positif : le principe d’un entretien obligatoire est affirmé pour le recrutement des contractuels !

Que contient le projet de décret orga­­ni­­sant la pro­­cé­­dure de recru­­te­­ment d’agents contrac­­tuels ?

Il pré­cise que pour tout poste sur emploi per­ma­nent ouvert au recru­te­ment sur contrat, il faudra que soit orga­nisé un ou plu­sieurs entre­tiens. La géné­ra­li­sa­tion de l’entre­tien de recru­te­ment offre une cer­taine garan­tie au regard du prin­cipe d’égal accès aux emplois publics.

Cependant, pour l’UNSA Fonction Publique, il était néces­saire de cla­ri­fier le texte afin d’éviter des confu­sions liées aux can­di­da­tu­res simul­ta­né­ment ouver­tes aux agents titu­lai­res et aux futurs agents recru­tés sur contrat, en par­ti­cu­lier sur le site Place de l’emploi public.

En effet, l’arti­cle 3 de la loi 83-634 du 13 juillet 1983 por­tant droits et obli­ga­tions des fonc­tion­nai­res pré­cise expli­ci­te­ment que « sauf déro­ga­tion prévue par une dis­po­si­tion légis­la­tive, les emplois civils per­ma­nents de l’État, des régions, des dépar­te­ments, des com­mu­nes et de leurs établissements publics à carac­tère admi­nis­tra­tif sont, à l’excep­tion de ceux réser­vés aux magis­trats de l’ordre judi­ciaire et aux fonc­tion­nai­res des assem­blées par­le­men­tai­res, occu­pés soit par des fonc­tion­nai­res régis par le pré­sent titre, soit par des fonc­tion­nai­res des assem­blées par­le­men­tai­res, des magis­trats de l’ordre judi­ciaire ou des mili­tai­res. »

Les agents recru­tés sur contrat ne pour­ront l’être sur ces postes que si « le cons­tat du carac­tère infruc­tueux de la pro­cé­dure de recru­te­ment d’un fonc­tion­naire est établi. »

Le gou­ver­ne­ment a refusé que les can­di­dats titu­lai­res non rete­nus soient infor­més des rai­sons de cette déci­sion. La trans­pa­rence néces­saire et le res­pect des agents ne sont plus de mise. C’est la raison pour laquelle l’UNSA s’est oppo­sée, par deux fois, à l’adop­tion du projet de décret.

Source : UNSA Fonction-Publique