Avancement spécifique de grade, Inscrivez vous !

L’avancement de grade spécifique est réservé aux enseignants-chercheurs exerçant des fonctions particulières qui ne sont pas principalement d’enseignement et de recherche (arrêté du 31 octobre 2001).

1° Conditions de promouvabilité: 

  • MCF accès à la hors classe : être au 7ème échelon de la classe normale et avoir accompli au moins 5 ans de services en qualité de MCF.
  • PR accès à la 1ère classe :  sans condition de service ou d’échelon
  • PR accès à la classe exceptionnelle : 18 mois d’ancienneté dans le grade ou l’échelon inférieur.

NB : Cette procédure n’est pas ouverte à l’accès à l’avancement à l’échelon exceptionnel de la hors classe des MCF

 

Dépôt des candidatures :

 du lundi 26 octobre 2026 au vendredi 27 novembre 2026.

sur l’application Odyssée, procédure « Avancement de grade ».

 

Les conditions d’exercice des  fonctions sont appréciées à la date de validation de la demande d’option effectuée sur Odyssée.

Tout enseignant-chercheur qui n’a pas fait connaître son choix dans les délais, sera considéré comme relevant de l’avancement de droit commun. Les candidats non retenus, à l’issue de la phase d’éligibilité, sont invités à s’inscrire à l’avancement de grade de droit commun.

La procédure de constitution du dossier de candidature pour l’avancement spécifique est identique à la procédure d’avancement de grade de droit commun. Néanmoins, les candidats sont invités à prendre connaissance des recommandations de l’instance concernant la partie rédactionnelle,  disponibles en ligne  sur le portail Galaxie.

L’examen devant l’instance nationale exclut l’examen de la demande d’avancement de grade par la voie dite « normale » (CNU ou/et établissement).

La liste des enseignants-chercheurs, proposés pour un avancement de grade par l’instance nationale, sera disponible sur l’application Odyssée (procédure Avancement de grade), au plus tard le mercredi 16 juin 2027.

 




Sup’Recherche-UNSA à votre écoute

Il est une tradition maintenant établie dans notre syndicat de consulter les personnels qu’il représente : enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, titulaires et contractuels. 

Nos enquêtes ont permis de produire des bilans et livres blancs portant des revendications concrètes fondées sur la parole et le ressenti des personnels : Juin 2025 – Livre Blanc Contractuels et en Mars 2025 – Livre Blanc ESAS. Nous les avons transmis au ministère et à nos partenaires comme France Universités et nous pouvons dire qu’ils ont été bien reçus.

Sup’Recherche-UNSA souhaite recueillir vos avis afin de porter auprès du ministère les revendications qui répondent le mieux aux réalités du terrain.

Pour exprimer votre point de vue, répondez à ce questionnaire en ligne

Questionnaire anonyme et confidentiel qui vous prendra de 5 à10 minutes.
Image par Tumisu de Pixabay




Au CSA Ministériel du 23 octobre : Sup’Recherche-UNSA vote non à la poursuite de la déconcentration de l’ESR

Un comité social d’administration ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CSAMESR) s’est tenu vendredi 23 octobre 2026, après un report demandé par les représentants des personnels du fait de l’actualité sociale tendue.

A l’ordre du ,jour  figuraient :

1/ Un projet de décret instaurant cinq nouveaux recteurs délégués pour l’enseignement supérieur et la recherche dans cinq régions académiques qui n’en étaient jusqu’ici pas dotées: la Bretagne, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire. Il s’agit ici d’un pas supplémentaire dans une marche vers la déconcentration et la régionalisation de l’enseignement supérieur public.

Outre que l’on peut s’interroger sur le coût de ces créations dans un moment de disette budgétaire, Sup’Recherche-UNSA dit ses inquiétudes face à cette stratégie. De même, on notera avec préoccupation l’oubli de la Corse et des collectivités ultramarines qui caractérise le texte.

  • Cette politique rectorale manifeste un abandon de l’État et ne peut que renforcer à court terme les inégalités territoriales entre établissements :
  • Elle fragilise à plus long terme le statut de fonctionnaires de l’État des enseignants et chercheurs de l’enseignement supérieur ;
  • Elle s’accompagne en ce moment même d’atteintes inquiétantes contre les garanties disciplinaires qui sont les leurs.

En conséquence, Sup’Recherche-UNSA a voté CONTRE.

2/ Les bilans 2025 des lignes directrices de gestion (LDG) « mobilités » des personnels et « promotions et valorisation des parcours professionnels » censées fixer pour plusieurs années l’action ministérielle en matière de mobilité et de promotions des personnels.

Sup’Recherche-UNSA ne peut que constater :

  • L’échec patent des politiques de mobilité au sein de l’ESR, particulièrement choquant en ce qui concerne les mutations prioritaires ;
  • La politique malthusienne désastreuse caractérisée par des taux de promotion  trop faibles et par l’abandon de la politique de repyramidage, qui avait pourtant porté ses fruits, tandis que la création de Chaires de professeurs junior se poursuit.

Dans le contexte, il est vraiment difficile de voir comment l’enseignement supérieur pourra répondre aux aspirations de la jeunesse en lutte pour l’accession aux études supérieures, si nous restons dans un tel marasme.




Sup’Recherche-UNSA constate que l’Université reste à la porte

Plan jeunesse présenté le 26 octobre :
Sup-Recherche-UNSA constate que l’Université reste à la porte.

 

Reçu le 27 octobre par Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Sup’Recherche-UNSA a porté une exigence claire : une politique pour la jeunesse doit donner à l’université les moyens de tenir sa promesse d’émancipation. Les annonces gouvernementales du 26 octobre apportent certaines réponses attendues sans aborder la question des moyens nécessaires pour accueillir, former et faire réussir les étudiants.

Quelques avancées : l’indexation des bourses sur l’inflation, évolution des plafonds en fonction des revenus des familles. Cela répond à une revendication de justice sociale mais il faudra en garantir l’application !

Sup’Recherche-UNSA dénonce, par ailleurs, un manque criant d’ambition universitaire à la hauteur des besoins du pays.

Sur les 15 000 places nouvelles annoncées, 10 000 concernent les BTS, 4 000 les BUT et 1 000 la licence portail santé. Si cela va dans le bon sens, c’est notoirement insuffisant, et il ne faudrait pas que les 10 000 places en BTS soient préemptées par les néo-bacheliers qui obtiennent déjà, à un fort pourcentage, une réponse conforme à leurs attentes à savoir néo-bacheliers généraux.

La note n° 26 d’octobre 2026 du SIES nous apprend qu’en 2026, 86,9 % des néo-bacheliers généraux ont obtenu une proposition lors de la phase initiale alors que c’est le cas de seulement 73,9 % des néo-bacheliers technologiques et seulement 59,6 % des néo-bacheliers professionnels. Il faut assurer à ces bacheliers l’accès aux filières qui leur sont destinées.

Sup’Recherche-UNSA attend du gouvernement des moyens supplémentaires pour les licences générales et les masters.

Ce pan essentiel du service public universitaire ne peut pas demeurer sans réponse. Les moyens humains interrogent : 204 emplois d’enseignants (pas d’enseignants-chercheurs !) pour les 5 000 places en IUT, contre plus de 1 200 pour les 10 000 places en BTS. Il faut que le gouvernement nous explique ses calculs : 0,04 poste par place en IUT et 0,12 en BTS … un étudiant en IUT mérite donc 3 fois moins que celui de BTS ?

Sup’Recherche-UNSA a demandé des précisions sur la nature des emplois annoncés. Quels statuts, quelle répartition, quelle garantie de pérennité ?

Sup’Recherche-UNSA exige des emplois titulaires : enseignants-chercheurs et personnels BIATSS. Ouvrir des places sans financer toutes les missions qu’elles supposent revient à en faire porter la charge sur les personnels.

La même exigence vaut pour le patrimoine universitaire.

Le milliard d’euros annoncé d’ici 2029 doit être apprécié au regard des besoins et des crédits réellement nouveaux. Le Ministère prévoit plus de 200 millions d’euros pour des travaux lancés ou livrés d’ici l’été 2027. Ce premier jalon appelle désormais une programmation vérifiable : établissement par établissement, les opérations retenues, leur financement et leur calendrier. La carte nationale des investissements doit permettre de suivre les engagements et leur réalisation.

Sup’Recherche-UNSA rappelle aussi que le soutien à l’enseignement supérieur ne peut se limiter à la restauration et au logement.

L’attractivité des carrières, les rémunérations, la précarité et la reconnaissance des personnels BIATSS demeurent sans réponse. Nous demandons également que les engagements de revalorisation de la loi de programmation de la recherche soient tenus et financés. Aucune politique d’accueil ne sera durable avec l’épuisement professionnel observé et les arbitrages financiers contraints des établissements.

Le Gouvernement annonce des évolutions sur Parcoursup dès 2027 et son remplacement en 2028.

Pour Sup’Recherche-UNSA le problème réside surtout dans l’accompagnement à l’orientation en lycée, à la transparence, la compréhension des décisions et à la garantie d’un accès plus juste aux formations. Changer de plateforme ne créera ni les places ni les équipes qui manquent.

Les universités, les organisations représentatives des personnels et les organisations étudiantes doivent participer pleinement à la préparation de cette réforme. Sup’Recherche-UNSA demande un calendrier public de concertation et la saisine du CNESER.

Il faut une traduction budgétaire des annonces financières dans le PLF2027.

Nous jugerons les annonces sur les crédits votés, les emplois effectivement ouverts et les moyens qui parviendront aux établissements. Le gouvernement doit préciser ce qui relève de financements supplémentaires et ce qui procède de redéploiements. Il lui appartient de défendre ses engagements devant le Parlement et d’en assurer l’exécution.

La proximité de l’élection présidentielle ne suspend aucune de ses responsabilités. Elle impose, en revanche, de porter aussi le débat devant celles et ceux qui aspirent à gouverner. Avec l’UNSA Éducation, Sup’Recherche-UNSA défendra des propositions sur le financement des universités et de la recherche, l’emploi scientifique et la reconnaissance de tous les personnels. Nous attendrons des candidats des engagements chiffrés, une programmation crédible et des choix explicites.

Sup’Recherche-UNSA poursuivra le dialogue social sur cette ligne : obtenir des résultats dès maintenant et inscrire les besoins de l’université dans la durée. La réussite des étudiants et les conditions de travail des personnels engagent la même responsabilité publique, le Gouvernement doit en tirer les conséquences.

C’est pourquoi Sup’Recherche-UNSA appelle à la mobilisation
du 5 novembre 2026 pour les salaires, les services publics et l’emploi.




Soutien à nos collègues de l’université de Nantes : Non aux violences, oui au dialogue

Sup’Recherche-UNSA condamne fermement les dégradations et les menaces dont le campus du Tertre a été la cible ces derniers jours. Nous sommes aux côtés des personnels et des étudiants qui en subissent les conséquences.

Bureaux saccagés, matériel de travail détruit, locaux syndicaux pris pour cible, personnes menacées : rien de cela ne relève du débat d’idées. Ces actes ont désorganisé le travail des enseignants-chercheurs et des personnels BIATSS, et privé de nombreux étudiants de conditions d’études normales. Sup’Recherche-UNSA leur apporte son entière solidarité.

Dans un contexte financier déjà difficile, ces destructions sont dramatiques pour l’université et pénalisent gravement l’avenir d’étudiants souvent précaires.

En outre, s’attaquer à un local syndical, quelle que soit l’organisation visée, revient à s’attaquer au droit syndical lui-même et à la liberté d’expression collective qu’il protège.

Nous soutenons l’appel à l’apaisement lancé par la présidence de Nantes Université.

L’université doit rester un espace ouvert, pluraliste et sûr, où la liberté académique et le débat contradictoire s’exercent sans crainte.

C’est la condition même de sa mission de service public.




Appel de l’Intersyndicale de l’ESR

                                                                                               APPEL DE L’INTERSYNDICALE DE L’ESR

Des centaines de milliers de lycéens et de lycéennes, d’étudiants et d’étudiantes se mobilisent et manifestent pour leurs légitimes revendications. Les personnels de l’ESR les rejoignent car ces revendications sont aussi les nôtres.

   
Depuis des mois, nos organisations demandent la suppression de la hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires, l’abandon de tout projet d’augmentation des droits d’inscription pour toutes et tous,
la levée immédiate des barrages au droit aux études que contiennent Parcoursup et Mon Master et le maintien effectif du baccalauréat comme premier grade universitaire.

Les saignées budgétaires présentées dans le projet de loi de budget 2027 pour les services publics, dont celui de l’ESR, vont entraîner 54 milliards d’euros de coupes. Si le ministre de l’ESR a annoncé une hausse du budget de 500 M€, ce seront de fait de réelles baisses de dotation qui mettront durablement en difficulté les établissements et les agent·es dans l’exercice de leur mission de service public. La mise en réserve du budget atteint le niveau inédit de plus d’un milliard.

213M€ de moins pour la formation et la recherche universitaire. Rapporté à la hausse d’activité et l’accueil de 30 000 étudiants supplémentaires, ce sont 483 M€ de moins par rapport à 2026.

Pour les étudiant·es, aucune revalorisation du montant des bourses qui n’a pas bougé depuis 2023 !

Pour la Recherche, les quelques millions supplémentaires ne compenseront pas les 200 M€ de déficit du CNRS prévu en 2027, ne permettront pas de respecter la LPR pour laquelle il manque 354 M€.

Loin de l’augmentation promise, le sous-financement atteint plus de 1 milliard d’euros. Il est urgent de récupérer le milliard mis en réserve pour financer la croissance de l’activité des établissements et la revalorisation des bourses sur critères sociaux.

Les baisses de dotation ont des conséquences directes sur les conditions de travail ; les universités et les organismes de recherche fonctionnent en sous-effectif, et les personnels restants sont épuisés par la surcharge de travail qui en résulte. Les personnels des CROUS ont été particulièrement touchés par les conditions de la mise en place du repas à 1 € sans les moyens nécessaires.

Le projet de budget n’est pas satisfaisant et ne répond pas aux revendications de nos organisations et des centaines de milliers d’étudiant·es qui manifestent depuis des semaines maintenant.

Il est urgent de satisfaire ces revendications. Or, non seulement elles ne sont pas entendues mais le gouvernement tente de faire taire la jeunesse  par une répression d’une brutalité inédite : des milliers d’interpellations, des mutilations en manifestations.

Nos organisations dénoncent par ailleurs les fermetures administratives de la plupart des campus et le basculement en distanciel des enseignements et en « télétravail exceptionnel » des personnels BIATSS. Ces recours sont bien souvent pris hors de tout cadre réglementaire.

L’annonce de la fermeture de tous les CROUS de l’Académie de Créteil ce 8 octobre constitue une grave décision pour les étudiant·es.  Nos organisations condamnent cette décision qui ne doit pas devenir une pratique récurrente.

Pour porter ces revendications, nos organisations appellent à la grève le mardi 13 octobre avec l’intersyndicale de l’Éducation nationale. Elles appellent à participer aux manifestations aux côtés de la jeunesse partout en France. Nos organisations décident d’ores et déjà de se revoir mardi soir.

Paris, le 9 octobre 2026

 




Communiqué de presse Ivry-sur-Seine le 4 octobre 2026

 

 On ne bâtit pas l’avenir d’un pays contre sa jeunesse

Depuis plusieurs jours, des lycéens puis des étudiants se mobilisent dans tout le pays pour dénoncer leurs conditions d’études. Sup’Recherche-UNSA, syndicat des enseignants, chercheurs et des personnels enseignants de l’enseignement supérieur et de la recherche, ne souhaite pas ajouter sa voix au tumulte. Il lui revient en revanche de dire d’où vient cette colère, ce qu’elle a de juste et ce qu’elle ne devrait pas devenir.

 

Une colère qui vient de loin

La colère des jeunes est montée lentement, comme l’eau derrière une digue que l’on a cessé d’entretenir parce qu’elle tenait encore. Ce qui gronde devant les grilles des lycées, et aux portes de nos universités, vient de loin.

Les lycéens disent ce que les familles et les enseignants répètent depuis des années sans être entendus : on n’apprend pas correctement à trente-cinq par classe, dans des bâtiments délabrés, avec des professeurs qu’on ne remplace pas. Les étudiants les ont rejoints. Les mots changent un peu (TD surchargés, bâtiments déliquescents, loyers inabordables, frais d’inscription relevés pour les étudiants extra-européens), mais le constat est le même.

La cause n’a rien de mystérieux. Elle est inscrite, ligne après ligne, dans les lois de finances successives. On a demandé à l’école et à l’université de faire plus avec moins, et on a appelé cela de l’efficience.  En le privant des moyens nécessaires à son action, l ’État a laissé s’éroder le service public d’éducation, d’enseignement supérieur et de recherche au fil de choix politiques assumés et de restrictions budgétaires programmées.

 

Sup’Recherche-UNSA aux côtés des personnels

Cette situation, Sup’Recherche-UNSA l’a dénoncée sans relâche, avec d’autres, au CNESER et dans les audiences au ministère. On nous a répondu, sans être entendus, par des appels à projets. La coupe est pleine.

Fidèle à ses mandats, Sup’Recherche-UNSA relaie la préoccupation des enseignants et des chercheurs, attachés à un service public doté de moyens suffisants, où les revendications s’expriment librement et sans violence, d’où qu’elles viennent. Il est et demeurera aux côtés des personnels qui ont été pris pour cibles.

 

Un mouvement légitime, des violences qui ne le sont jamais

Le mouvement des lycéens et des étudiants est légitime, leurs revendications sont justes. Une République qui enseigne l’éducation civique à ses enfants serait mal placée pour s’indigner qu’ils la mettent en pratique. Nul ne doit être sanctionné pour avoir simplement manifesté.

La violence, elle, n’est jamais légitime. Brûler des poubelles ou s’en prendre à un agent d’accueil ne fait pas avancer une seule revendication : cela déplace le débat des moyens vers celui du maintien de l’ordre. Et lorsque des jeunes sont blessés au cours d’interventions des forces de l’ordre, les enquêtes ouvertes doivent aller à leur terme et leurs conclusions être rendues publiques.

 

Le budget dira le choix du gouvernement

Le gouvernement peut continuer à traiter tout cela comme un problème de sécurité. Il peut aussi ouvrir le budget. Le prochain projet de loi de finances indiquera ce qu’il a choisi : des postes, des locaux rénovés, des places dans l’enseignement public, des logements étudiants, ou des cellules de crise au ministère de l’Intérieur.

 

Sup’Recherche-UNSA appelle le gouvernement à entendre la jeunesse de ce pays

Ce qui se joue devant nos lycées et nos universités ne concerne pas seulement une génération : il s’agit de savoir si la République tient encore parole envers ceux qu’elle s’est engagée à instruire. Cette parole, elle l’a écrite dans la loi : « L’éducation est la première priorité nationale. » Depuis trop longtemps, cette phrase est récitée dans les discours mais oubliée dans les budgets. Il est temps que cela redevienne un engagement suivi d’effets.

Cette question n’est ni de gauche ni de droite, ni jeune ni vieille. Elle appartient à la nation entière.

 

Sup’Recherche-UNSA appelle les personnels et les étudiants à rejoindre les actions du 6 octobre, dans le calme, sans rien céder sur le fond.

 

Contacts :

Sup’Recherche-UNSA, 87 bis, avenue Georges Gosnat, 94 853 Ivry-sur-Seine cedex

Virginie Saint-James, Secrétaire générale, SG@sup-recherche.org

Ben Alichérif, Secrétaire général, SG1@sup-recherche.org.




Accueil en délégation CNRS , Demandes CRCT CNU , C’est ouvert 

• Pour la campagne d’accueil en délégation CNRS

L’application SIRAH vous permettant d’enregistrer vos demandes est ouverte depuis le 21 septembre 2026 – 10 heures,  jusqu’au 16 octobre 2026 – 16 heures.

Le dossier de candidature doit être déposé dans l’application SIRAH accessible depuis le portail GALAXIE, à l’adresse suivante :  https://www.galaxie.enseignementsuprecherche.gouv.fr/ensup/cand_acc_delegation_CNRS.htm

  • Pour les demandes de CRCT

L’application NAOS vous permettant d’enregistrer vos demandes est ouverte depuis le 21 septembre 2026 – 10 heures, jusqu’au 16 octobre 2026 – 16 heures.

Le dossier de candidature doit être déposé dans l’application NAOS accessible depuis le portail GALAXIE, à l’adresse suivante :

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/cand_CRCT.htm

  • Lors de la saisie, Sup’Recherche-UNSA vous conseille de contrôler attentivement dans votre dossier les informations suivantes :
  • Corps ;
  • Section CNU ;
  • Établissement d’affectation.

Sup’recherche_UNSA vous conseille aussi de déposer vos demandes dès que possible et sans attendre la date limite de clôture pour éviter les bugs de la plateforme.




Budget de l’Enseignement Supérieur et de la recherche : 500 millions annoncés, les personnels attendent des actes !

Sup’Recherche-UNSA a été reçu le 14 septembre 2026 par le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Sup’Recherche-UNSA porte quatre exigences :

  • Des moyens à la hauteur des missions des établissements,
  • La revalorisation des rémunérations,
  • La mise aux normes d’un patrimoine immobilier dégradé,
  • Un véritable accompagnement face à l’intelligence artificielle.

Des moyens annoncés, qu’il faudra voir exécutés ! Le ministre a annoncé 500 millions d’euros supplémentaires, avec un effort ciblé sur l’ANR et le CNRS. Les collègues des laboratoires, qui tiennent leurs équipes à bout de bras depuis deux ans, attendaient ce signal. Mais il ne répare pas les pertes subies, et l’expérience récente impose la prudence. Le décret d’annulation du 25 avril 2025 a amputé de 307 millions d’euros les crédits de la recherche publique. En mars dernier encore,  le CNRS chiffrait à plus d’un demi-milliard les charges non compensées accumulées depuis octobre 2024. Un montant annoncé n’est pas un crédit ouvert, et un crédit ouvert n’est pas un crédit consommé.

Nous jugerons sur l’exécution !

Les personnels sont les grands absents du budget. Nous avons insisté tout particulièrement sur le volet ressources humaines. Du côté ministériel, pas un mot en retour. Ce silence n’a rien d’accidentel ; il traduit une politique assumée. Le point d’indice n’a plus bougé depuis juillet 2023, pendant que l’inflation continuait de grignoter, mois après mois, le pouvoir d’achat des personnels. Les carrières s’allongent, et la précarité s’installe comme un mode de gestion ordinaire. Le sort des ATER pousse cette logique jusqu’à l’absurde. Payés sur la base de l’indice brut 513, soit quelque 2 196 euros bruts mensuels, ils perçoivent moins que la rémunération plancher des doctorants contractuels, portée à 2 300 euros en janvier 2026, tout en assurant un service d’enseignement à temps plein. Sup’Recherche-UNSA exige :

  • La revalorisation immédiate des ATER,
  • Un rattrapage salarial pour l’ensemble des personnels,
  • Un plan pluriannuel de recrutement sur emplois titulaires. Le dévouement des collègues ne peut pas tenir lieu de ligne budgétaire.

Un bâti indigne. Trop d’universités travaillent dans des locaux où l’on étouffe en juin et où l’on grelotte en janvier. Personnels et étudiants en paient le prix au quotidien. Par le dispositif «éco-énergie tertiaire », l’État impose aux établissements de réduire de 40 % leur consommation d’énergie d’ici 2030. Il ne peut pas exiger ce résultat sans en fournir les moyens.

Nous demandons un plan national de rénovation du patrimoine universitaire, financé par l’État, assorti d’un calendrier et d’engagements contrôlables.

L’IA, une question de service public. Nous avons refusé que le débat se réduise à une affaire d’équipement. L’intelligence artificielle touche à notre rapport au savoir, à l’évaluation et à la transmission. L’IA ne doit servir ni à supprimer des postes, ni à intensifier le travail, ni à accroître notre dépendance envers quelques géants du numérique. Sup’Recherche-UNSA demande:

  • Une stratégie publique élaborée avec les personnels,
  • Des moyens dédiés à la recherche et à la formation, et
  • Une maîtrise publique des données et des infrastructures de calcul.

Sup’Recherche-UNSA attend désormais des actes vérifiables : des salaires revalorisés, des emplois titulaires, des moyens pérennes.

Ce n’est pas aux personnels de payer le sous-financement du service public.




Au CNESER plénier du 15 septembre 2026

Le CNESER plénier du 15 septembre 2026 s’est tenu dans le contexte d’une mobilisation intersyndicale contre l’augmentation des frais d’inscription en cours et les attaques multiples contre l’Enseignement supérieur public.

L’ordre du jour n’était pas très fourni mais un point d’information sur la procédure de délégalisation « surprise » en cours était prévu et a donné lieu à des échanges fournis.

Sup’Recherche-UNSA a prononcé la déclaration liminaire suivante :

Mesdames, Messieurs,

Ce CNESER se tient un jour de mobilisation des personnels et des étudiants de l’enseignement supérieur. Ce n’est pas la première : c’est le signe d’une inquiétude que les réponses apportées jusqu’ici n’ont pas dissipée.

En matière de formation et de recherche, le repli n’est jamais une solution. Repli de l’accueil international, lorsque le coût des études écarte les étudiants étrangers les plus précaires. Repli de l’investissement public, lorsque les moyens ne permettent plus de remplir nos missions. Repli de l’État, lorsqu’il transfère aux établissements des responsabilités sans les ressources correspondantes, tout en laissant prospérer un enseignement supérieur privé lucratif.

À l’insuffisance des budgets s’ajoute leur instabilité. Des crédits votés pour 2026 ont été annulés en cours d’exercice sur la mission « Recherche et enseignement supérieur ». Comment programmer des recrutements, garantir des formations, inscrire des recherches dans la durée, lorsque les moyens sur lesquels on devait compter sont retirés en cours de route ? S’y ajoute l’inflation : une dotation stable en euros courants est une dotation qui recule, pour les budgets des établissements comme pour les rémunérations des personnels.

Les difficultés sont structurelles ; les réponses restent ponctuelles. L’adaptation au dérèglement climatique ne peut plus attendre : protéger les personnels et les étudiants pendant les épisodes de chaleur, maintenir des conditions d’examen acceptables, sécuriser les équipements et la continuité des expérimentations exige des investissements durables.

Le 29 juillet dernier, INRAE annonçait la destruction, par les incendies de Gironde, de près de 80 hectares de dispositifs de recherche forestière, dont des observatoires uniques suivis depuis des décennies, consacrés, précisément, à l’adaptation des forêts au dérèglement climatique. Ce sont trente ans d’observation perdus, que nulle dotation ne rachètera.

Sup’Recherche-UNSA demande des financements publics pérennes, une programmation pluriannuelle crédible et un plan d’investissement pour adapter les bâtiments et les infrastructures scientifiques aux risques climatiques.

Se replier n’est pas une stratégie : c’est ce qui reste quand on n’en a plus. Un État qui coupe dans sa recherche ne fait pas un choix, il constate qu’il a cessé d’en faire.

 

Point d’information sur la contribution du MESRE au plan de simplification

(volet délégalisation)

 

La délégalisation prévue par l’article 37 de la Constitution consiste à faire « descendre » sous le contrôle du juge, certaines normes législatives du Code de l’éducation dans la partie règlementaire. Si cela représente en effet une simplification administrative, cela induit surtout que ces normes sont ensuite beaucoup plus faciles à modifier parce qu’elles échappent au débat parlementaire.

Pour Sup’Recherche-UNSA, le débat est donc loin d’être simplement un point technique tant il comporte d’enjeux politiques.  Dès lors qu’on place dans ces normes, par exemple, la fixation de la durée du mandat des présidents d’établissement, la typologie des personnalités extérieures des conseils et les modalités électorales, est-il possible de présenter cela seulement sous l’angle de la simplification dans un point d’information sans engager un vote au CNESER ?

 

Sup’Recherche-UNSA s’insurge contre de telles méthodes,

 particulièrement en un tel moment !

Étaient soumis au vote :

Un projet relatif aux services communs universitaires ou inter-établissement chargés des activités physiques et sportives (vote pour).

Trois BTS : «  Génie climatique des bâtiments  » (GCB),  » Froid, climatisation et transition énergétique « (FCTE), Pilotage intelligent des bâtiments connectés « . Sup’Recherche-UNSA a voté pour ces trois textes.

Divers textes en matière de formations en santé 

– Projet d’arrêté portant accréditation d’établissement d’enseignement supérieur à délivrer le diplôme d’État d’infirmier, Sup’Recherche-UNSA a voté pour.

– Rapport relatif aux expérimentations autorisées par l’article 39 de loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 modifiée relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, tel qu’issu de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 modifiée relative à l’organisation et à la transformation du système de santé et projet d’arrêté organisant la sortie des expérimentations ouvertes par la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche ; Vote pour.

– Projet d’arrêté portant accréditation d’établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation de l’Université de Rouen en vue de délivrer le troisième cycle en sciences odontologiques ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation d’établissements publics d’enseignement supérieur en vue de délivrer un troisième cycle court des études pharmaceutiques ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation d’établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer le certificat de capacité d’orthophoniste ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation de l’université de Guyane à délivrer le diplôme d’État d’infirmier de bloc opératoire ; Vote pour.