Accueil en délégation CNRS , Demandes CRCT CNU , C’est ouvert 

• Pour la campagne d’accueil en délégation CNRS

L’application SIRAH vous permettant d’enregistrer vos demandes est ouverte depuis le 21 septembre 2026 – 10 heures,  jusqu’au 16 octobre 2026 – 16 heures.

Le dossier de candidature doit être déposé dans l’application SIRAH accessible depuis le portail GALAXIE, à l’adresse suivante :  https://www.galaxie.enseignementsuprecherche.gouv.fr/ensup/cand_acc_delegation_CNRS.htm

  • Pour les demandes de CRCT

L’application NAOS vous permettant d’enregistrer vos demandes est ouverte depuis le 21 septembre 2026 – 10 heures, jusqu’au 16 octobre 2026 – 16 heures.

Le dossier de candidature doit être déposé dans l’application NAOS accessible depuis le portail GALAXIE, à l’adresse suivante :

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/cand_CRCT.htm

  • Lors de la saisie, Sup’Recherche-UNSA vous conseille de contrôler attentivement dans votre dossier les informations suivantes :
  • Corps ;
  • Section CNU ;
  • Établissement d’affectation.

Sup’recherche_UNSA vous conseille aussi de déposer vos demandes dès que possible et sans attendre la date limite de clôture pour éviter les bugs de la plateforme.




Budget de l’Enseignement Supérieur et de la recherche : 500 millions annoncés, les personnels attendent des actes !

Sup’Recherche-UNSA a été reçu le 14 septembre 2026 par le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Sup’Recherche-UNSA porte quatre exigences :

  • Des moyens à la hauteur des missions des établissements,
  • La revalorisation des rémunérations,
  • La mise aux normes d’un patrimoine immobilier dégradé,
  • Un véritable accompagnement face à l’intelligence artificielle.

Des moyens annoncés, qu’il faudra voir exécutés ! Le ministre a annoncé 500 millions d’euros supplémentaires, avec un effort ciblé sur l’ANR et le CNRS. Les collègues des laboratoires, qui tiennent leurs équipes à bout de bras depuis deux ans, attendaient ce signal. Mais il ne répare pas les pertes subies, et l’expérience récente impose la prudence. Le décret d’annulation du 25 avril 2025 a amputé de 307 millions d’euros les crédits de la recherche publique. En mars dernier encore,  le CNRS chiffrait à plus d’un demi-milliard les charges non compensées accumulées depuis octobre 2024. Un montant annoncé n’est pas un crédit ouvert, et un crédit ouvert n’est pas un crédit consommé.

Nous jugerons sur l’exécution !

Les personnels sont les grands absents du budget. Nous avons insisté tout particulièrement sur le volet ressources humaines. Du côté ministériel, pas un mot en retour. Ce silence n’a rien d’accidentel ; il traduit une politique assumée. Le point d’indice n’a plus bougé depuis juillet 2023, pendant que l’inflation continuait de grignoter, mois après mois, le pouvoir d’achat des personnels. Les carrières s’allongent, et la précarité s’installe comme un mode de gestion ordinaire. Le sort des ATER pousse cette logique jusqu’à l’absurde. Payés sur la base de l’indice brut 513, soit quelque 2 196 euros bruts mensuels, ils perçoivent moins que la rémunération plancher des doctorants contractuels, portée à 2 300 euros en janvier 2026, tout en assurant un service d’enseignement à temps plein. Sup’Recherche-UNSA exige :

  • La revalorisation immédiate des ATER,
  • Un rattrapage salarial pour l’ensemble des personnels,
  • Un plan pluriannuel de recrutement sur emplois titulaires. Le dévouement des collègues ne peut pas tenir lieu de ligne budgétaire.

Un bâti indigne. Trop d’universités travaillent dans des locaux où l’on étouffe en juin et où l’on grelotte en janvier. Personnels et étudiants en paient le prix au quotidien. Par le dispositif «éco-énergie tertiaire », l’État impose aux établissements de réduire de 40 % leur consommation d’énergie d’ici 2030. Il ne peut pas exiger ce résultat sans en fournir les moyens.

Nous demandons un plan national de rénovation du patrimoine universitaire, financé par l’État, assorti d’un calendrier et d’engagements contrôlables.

L’IA, une question de service public. Nous avons refusé que le débat se réduise à une affaire d’équipement. L’intelligence artificielle touche à notre rapport au savoir, à l’évaluation et à la transmission. L’IA ne doit servir ni à supprimer des postes, ni à intensifier le travail, ni à accroître notre dépendance envers quelques géants du numérique. Sup’Recherche-UNSA demande:

  • Une stratégie publique élaborée avec les personnels,
  • Des moyens dédiés à la recherche et à la formation, et
  • Une maîtrise publique des données et des infrastructures de calcul.

Sup’Recherche-UNSA attend désormais des actes vérifiables : des salaires revalorisés, des emplois titulaires, des moyens pérennes.

Ce n’est pas aux personnels de payer le sous-financement du service public.




Au CNESER plénier du 15 septembre 2026

Le CNESER plénier du 15 septembre 2026 s’est tenu dans le contexte d’une mobilisation intersyndicale contre l’augmentation des frais d’inscription en cours et les attaques multiples contre l’Enseignement supérieur public.

L’ordre du jour n’était pas très fourni mais un point d’information sur la procédure de délégalisation « surprise » en cours était prévu et a donné lieu à des échanges fournis.

Sup’Recherche-UNSA a prononcé la déclaration liminaire suivante :

Mesdames, Messieurs,

Ce CNESER se tient un jour de mobilisation des personnels et des étudiants de l’enseignement supérieur. Ce n’est pas la première : c’est le signe d’une inquiétude que les réponses apportées jusqu’ici n’ont pas dissipée.

En matière de formation et de recherche, le repli n’est jamais une solution. Repli de l’accueil international, lorsque le coût des études écarte les étudiants étrangers les plus précaires. Repli de l’investissement public, lorsque les moyens ne permettent plus de remplir nos missions. Repli de l’État, lorsqu’il transfère aux établissements des responsabilités sans les ressources correspondantes, tout en laissant prospérer un enseignement supérieur privé lucratif.

À l’insuffisance des budgets s’ajoute leur instabilité. Des crédits votés pour 2026 ont été annulés en cours d’exercice sur la mission « Recherche et enseignement supérieur ». Comment programmer des recrutements, garantir des formations, inscrire des recherches dans la durée, lorsque les moyens sur lesquels on devait compter sont retirés en cours de route ? S’y ajoute l’inflation : une dotation stable en euros courants est une dotation qui recule, pour les budgets des établissements comme pour les rémunérations des personnels.

Les difficultés sont structurelles ; les réponses restent ponctuelles. L’adaptation au dérèglement climatique ne peut plus attendre : protéger les personnels et les étudiants pendant les épisodes de chaleur, maintenir des conditions d’examen acceptables, sécuriser les équipements et la continuité des expérimentations exige des investissements durables.

Le 29 juillet dernier, INRAE annonçait la destruction, par les incendies de Gironde, de près de 80 hectares de dispositifs de recherche forestière, dont des observatoires uniques suivis depuis des décennies, consacrés, précisément, à l’adaptation des forêts au dérèglement climatique. Ce sont trente ans d’observation perdus, que nulle dotation ne rachètera.

Sup’Recherche-UNSA demande des financements publics pérennes, une programmation pluriannuelle crédible et un plan d’investissement pour adapter les bâtiments et les infrastructures scientifiques aux risques climatiques.

Se replier n’est pas une stratégie : c’est ce qui reste quand on n’en a plus. Un État qui coupe dans sa recherche ne fait pas un choix, il constate qu’il a cessé d’en faire.

 

Point d’information sur la contribution du MESRE au plan de simplification

(volet délégalisation)

 

La délégalisation prévue par l’article 37 de la Constitution consiste à faire « descendre » sous le contrôle du juge, certaines normes législatives du Code de l’éducation dans la partie règlementaire. Si cela représente en effet une simplification administrative, cela induit surtout que ces normes sont ensuite beaucoup plus faciles à modifier parce qu’elles échappent au débat parlementaire.

Pour Sup’Recherche-UNSA, le débat est donc loin d’être simplement un point technique tant il comporte d’enjeux politiques.  Dès lors qu’on place dans ces normes, par exemple, la fixation de la durée du mandat des présidents d’établissement, la typologie des personnalités extérieures des conseils et les modalités électorales, est-il possible de présenter cela seulement sous l’angle de la simplification dans un point d’information sans engager un vote au CNESER ?

 

Sup’Recherche-UNSA s’insurge contre de telles méthodes,

 particulièrement en un tel moment !

Étaient soumis au vote :

Un projet relatif aux services communs universitaires ou inter-établissement chargés des activités physiques et sportives (vote pour).

Trois BTS : «  Génie climatique des bâtiments  » (GCB),  » Froid, climatisation et transition énergétique « (FCTE), Pilotage intelligent des bâtiments connectés « . Sup’Recherche-UNSA a voté pour ces trois textes.

Divers textes en matière de formations en santé 

– Projet d’arrêté portant accréditation d’établissement d’enseignement supérieur à délivrer le diplôme d’État d’infirmier, Sup’Recherche-UNSA a voté pour.

– Rapport relatif aux expérimentations autorisées par l’article 39 de loi n° 2013-660 du 22 juillet 2013 modifiée relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, tel qu’issu de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 modifiée relative à l’organisation et à la transformation du système de santé et projet d’arrêté organisant la sortie des expérimentations ouvertes par la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche ; Vote pour.

– Projet d’arrêté portant accréditation d’établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation de l’Université de Rouen en vue de délivrer le troisième cycle en sciences odontologiques ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation d’établissements publics d’enseignement supérieur en vue de délivrer un troisième cycle court des études pharmaceutiques ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation d’établissements publics d’enseignement supérieur à délivrer le certificat de capacité d’orthophoniste ; Vote pour.

– Arrêté portant accréditation de l’université de Guyane à délivrer le diplôme d’État d’infirmier de bloc opératoire ; Vote pour.

 




Appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

 

Alors que le gouvernement entame la préparation du budget 2027 sous le signe de l’austérité pour les services publics sommés de faire des économies, le désengagement de l’État se confirme. Face au sous-financement chronique et patent de l’État, la seule proposition du gouvernement réside dans la diversification par les établissements de leurs ressources propres. La multiplication par cinq des frais d’inscription pour tou·tes les étudiant·es viendrait s’ajouter à la restriction drastique des exonérations de frais différenciés et la suppression des APL pour les étudiant·es extracommunautaires non boursier·es en dépit de l’opposition de la communauté universitaire. Face à l’obstination du gouvernement, nous continuerons à nous opposer à toute hausse des frais d’inscription. Le décret Baptiste du 20 mai 2026 visait initialement à « mettre en cohérence » les dispositifs et à « augmenter les ressources propres » des établissements en période d’austérité budgétaire. En réalité, c’est un dispositif inégalitaire et contre-productif, qui crée beaucoup plus d’incertitude qu’il ne résout de problèmes, et qui appauvrira les universités en faisant tout simplement disparaître les étudiant·es extracommunautaires. Il est nécessaire que tous les établissements refusent d’une même voix cette disposition inique pour empêcher son application concrète.

Il manque a minima 8 Md€ pour l’enseignement supérieur et 8 Md€ pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1 % du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations.

Depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n’ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombée à un niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d’autres pays européens. L’engagement d’atteindre l’objectif fixé par l’Union européenne d’investir 3 % du PIB dès 2010 n’a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d’accroître son retard. Le ministère brutalise la recherche.

L’Institut de recherche pour le développement (IRD) est sommé, contre la volonté de ses personnels, de s’intégrer au CNRS au risque de perdre ses spécificités notamment son réseau international et sa fonction diplomatique. Parallèlement, le gouvernement assèche les fonds de roulement des organismes de recherche.

Alors que le nombre de candidat·es à l’enseignement supérieur continue d’augmenter, le nombre de places sur Parcoursup et MonMaster se réduit si bien qu’une part sans cesse croissante d’entre elles et eux se retrouve sans affectation. Ce n’est rien de moins que le droit à poursuite d’étude des bachelier·es et des licencié·es qui est mis en cause.

La mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignant·es et des CPE confirme nos craintes. Le gouvernement choisit de sacrifier une grande partie de la cohorte des étudiant·es non lauréat·es en limitant, là aussi, leur droit à la poursuite d’études en Master. Le recours au privé ne peut compenser cette situation. Le rapport de l’IGAS et l’IGESR l’a montré, alors que leur financement est en grande partie assuré par des subventions publiques (40 % du chiffre d’affaires de Galileo et 67 % de celui du Collège de Paris, jusqu’à 90 % pour certaines de leurs écoles), principalement via l’apprentissage, la « qualité d’un grand nombre de formations délivrées apparaît insuffisante » et ne constitue pas une priorité pour ces établissements à but lucratif. Dans les organismes de recherche la quasi-totalité de la subvention de l’État est consacrée à la masse salariale des personnels. Les
chercheuses et chercheurs doivent absolument remporter des appels à projets pour pouvoir réaliser leurs travaux de recherche.

L’intersyndicale appelle à peser et se mobiliser dès la rentrée pour obtenir des financements à la hauteur des besoins de recherche et de formation du plus grand nombre et au plus haut niveau de qualification. Elle appelle également à défendre la liberté académique dans sa dimension collégiale,fondement de l’université. Elle exige le maintien de l’IRD comme EPST avec l’ensemble de ses prérogatives scientifiques.

L’intersyndicale appelle l’ensemble de la communauté universitaire et des organismes nationaux de recherches à travailler à des plans d’action adaptés aux situations locales et à s’organiser dans l’unité syndicale la plus large pour la réussite d’une journée nationale de mobilisation massive le mardi 15 septembre, jour de réunion du CNESER de rentrée.

À Paris, rendez-vous est donné à 12 h 30 place Jussieu pour un rassemblement suivi d’une manifestation qui se dirigera vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Partout ailleurs, l’intersyndicale appelle à s’engager massivement dans les actions qui seront organisées.

L’intersyndicale appelle également à mettre d’ores et déjà en perspective la mobilisation pour la revalorisation des rémunérations de tous les personnels de la fonction publique dans la lignée de la journée du 15 septembre. Elle appelle à rejoindre l’appel intersyndical de la fonction publique pour la mobilisation par la grève et la manifestation nationale le 29 septembre notamment à Paris.

 




Sup’Recherche-UNSA porte les exigences budgétaires de l’Enseignement supérieur à l’Assemblée nationale

Mardi 8 septembre, Sup’Recherche-UNSA a été reçu à l’Assemblée nationale par le rapporteur chargé du budget de la recherche dans l’enseignement supérieur et les organismes de recherche. Cette rencontre nous a permis de défendre avec force la nécessité de donner aux universités et aux organismes de recherche des moyens à la hauteur de leurs missions.

Nous avons rappelé qu’une légère hausse budgétaire affichée ne constitue pas une augmentation réelle des moyens.

Les crédits de l’Enseignement supérieur doivent être appréciés en euros constants !

Sup’Recherche-UNSA a demandé leur compensation intégrale, le respect des engagements pris par l’État dans le cadre de la loi de programmation de la recherche ainsi que la protection des crédits contre les gels et les annulations en cours d’année. Les annulations intervenues en 2026 ont fragilisé des projets déjà engagés et compromis la continuité de certains travaux scientifiques.

Sup’Recherche-UNSA défend un financement ambitieux et pérenne de la bifurcation écologique.

Celle-ci ne peut être réduite à la rénovation énergétique des bâtiments ni devenir une nouvelle injonction imposée aux établissements sans moyens supplémentaires. Elle doit concerner simultanément la recherche, les formations, le patrimoine, les mobilités, les achats, le numérique et le fonctionnement des campus. Cela suppose des crédits nouveaux, une programmation pluriannuelle, des financements récurrents pour les laboratoires et le recrutement des personnels scientifiques et techniques nécessaires.

Les incendies et les épisodes de canicule de cet été nous rappellent que l’urgence climatique n’est plus une perspective lointaine. Elle produit déjà des effets concrets sur les populations, les territoires et les établissements. Sup’Recherche-UNSA milite pour accélérer le développement de la recherche environnementale, mieux coordonner les programmes scientifiques et favoriser les approches interdisciplinaires associant sciences de l’environnement, santé, ingénierie, droit, économie et sciences humaines et sociales. Retarder les investissements nécessaires aujourd’hui ne fera qu’accroître demain les coûts humains, sociaux, économiques et écologiques.

Dans cette perspective, Sup’Recherche-UNSA travaille à l’élaboration de propositions de bonnes pratiques pour accompagner la bifurcation écologique dans les universités, notamment dans les usages du numérique. La recherche environnementale et la bifurcation écologique ne peuvent plus rester de simples priorités affichées. Face à l’accélération du dérèglement climatique, il est urgent d’agir et de mobiliser, dès maintenant, des moyens réels, pérennes et à la hauteur des enjeux.

Sup’Recherche-UNSA continuera à porter ses exigences dans le débat sur le PLF 2027,

notamment lors de son entretien avec le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, prévu le 14 septembre 2026.

Image : Alexandra Koch in Pixabay




Une rentrée sans concession sur le dialogue social

Cette rentrée s’ouvre sur une accélération, pas une pause. Depuis juillet, deux textes réglementaires ont redessiné, sans débat public à la mesure des enjeux, la gouvernance et le financement de notre secteur.

En juillet, la déconcentration de l’enseignement supérieur s’est étendue avec la généralisation des nominations de recteurs délégués dans toutes les académies (selon quel coût pour les finances publiques ?) Corrélativement, l’universalisation des modes de contractualisation avec l’État par Contrat d’objectifs de moyens et de performance incluant la masse salariale (les COMP 100%) se poursuit.

  • Pour Sup’Recherche-UNSA, cette déconcentration trahit l’abandon de l’Etat et n’est que le masque d’une politique de débudgétisation

Face au diagnostic de sous-financement du service public, le Ministère ne propose que l’appel à la diversification « des moyens de financement », l’augmentation des frais d’inscription ( pour les étudiants étrangers dès la rentrée) et la reconnaissance du secteur de l’enseignement supérieur privé via Parcoursup !

  • Pour Sup’Recherche-UNSA, tout cela signe un repli face aux défis à venir et l’abandon des ambitions de formation pour toute une classe d’âge.

Sur le terrain de nos métiers, la contractualisation gagne du terrain chaque année sans garantie de carrière en contrepartie, et la précarité s’installe durablement pour une partie croissante de nos collègues. Les enseignants issus du second degré affectés dans le supérieur restent pénalisés par un régime indemnitaire inférieur à celui de leurs homologues enseignants-chercheurs pour les fonctions comparables. Les chercheurs font face à des grilles de carrière stagnantes, et les enseignants-chercheurs à des services statutaires régulièrement dépassés sans compensation à la hauteur. Dans un tel cadre, assurer le respect de la liberté académique devient une gageure.

  • Pour Sup’Recherche-UNSA, la défense des personnels enseignants et chercheurs du supérieur est un souci quotidien. Notre cellule SOS-demande d’aide syndicale, très sollicitée ces derniers mois, accompagne un nombre croissant de collègues (chercheurs, doctorants, enseignants-chercheurs, enseignants du supérieur, titulaires comme contractuels) confrontés à des situations personnelles ou statutaires difficiles.

Face à cela, fidèles à l’ADN de notre organisation, nous restons une organisation de dialogue et de proposition : c’est notre culture, et nous continuerons de porter des propositions constructives au Ministère, convaincus que c’est la voie la plus utile à nos collègues. Mais ce choix du dialogue n’est pas inconditionnel. Quand le Ministère n’écoute pas, quand les décisions se prennent sans concertation réelle, nous savons hausser le ton et nous opposer avec la même détermination. Cette double capacité n’est pas de circonstance : elle est inscrite dans nos statuts, qui excluent toute affiliation partisane, et elle fonde notre indépendance d’action, sans dépendre d’un camp. C’est cette indépendance qui nous permet aujourd’hui de peser collectivement, dès maintenant, sur des textes qui engagent nos carrières et nos établissements pour les six prochaines années.

Dialogue exigeant, fermeté quand elle s’impose, indépendance statutaire, accompagnement de terrain : ce ne sont pas des mots, ce sont les faits qui nous distinguent au quotidien.

 

En cette rentrée, ne vous résignez pas,

Adhérez et faites adhérer à Sup-Recherche-UNSA

https://sup-recherche.org/adhesion/.




Mieux accueillir et informer les nouveaux acteurs de l’ESR

Sup’Recherche-UNSA place l’information de ses adhérents et sympathisants au cœur de son action syndicale. Pour notre syndicat il importe que les membres de la communauté universitaire, connaissent leurs droits et leur devoirs. Nous sommes tout particulièrement attentifs aux nouveaux collègues qui rejoignent l’ESR quel que soit leur statut :

  • les enseignants du scolaire qui sont recrutés sur des postes d’enseignants du supérieur ;
  • les docteurs qui après qualification sont recrutés comme enseignants-chercheur;
  • les chercheurs, ingénieurs de recherche …
  • les docteurs qui sont des acteurs importants des unités de recherche

Et comme les règles de fonctionnement de nos établissements ne sont pas souvent données aux nouveaux personnels, Sup’Recherche-UNSA a décidé d’organiser un webinaire spécialement destiné à nos nouveaux collègues.

Si vous voulez “tout” connaître à propos votre nouveau contexte de travail venez au webinaire qui aura lieu le jeudi 24 septembre 2026 à 18h00.

Pour cela rien de plus simple il suffit de
vous inscrire via ce formulaire en ligne.




Au CNESER plénier du 7 juillet 2026

Le dernier CNESER de l’année universitaire s’est tenu en formation plénière le 7 juillet et devait examiner en tout hâte le projet de réforme des études de médecine, annoncé par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la santé en avril dernier.

Point de la DGSIP et de la DGRH

Réforme des études de médecine : une usine à gaz et un calendrier intenable !

La précédente réforme des études de santé qui datait de 2020 visait notamment à élargir le profil de recrutement des futurs médecins. L’Académie nationale de médecine elle-même reconnaissait que ce système PASS/LAS était « excessivement complexe » et « incompris des lycéens, de leurs parents et de la société dans son ensemble. »

Le texte aménage quatre voies d’accès aux formations MPOM :

  • Une voie principale reposant sur une « licence portail santé » ;
  • Une voie passerelle destinée aux titulaires de certains grades, titres ou diplômes ;
  • Une voie de transfert pour les étudiants ayant suivi des études dans un État membre de l’Union européenne ou assimilé ;
  • Une voie de dispense d’études pour les titulaires de diplômes obtenus hors Union européenne.

La principale évolution réside dans la création d’une première année de licence santé unique se substituant aux dispositifs PASS et LAS. Cette première année est structurée autour de trois blocs de formation : un bloc santé (24 à 30 ECTS), un bloc disciplinaire (24 à 30 ECTS) et un bloc transverse (6 à 12 ECTS).

La sélection restera sans doute identique. Pour passer de cette nouvelle licence aux filières MMOPK, les candidats pourront se présenter à un examen classant. Ils auront le droit à deux tentatives. L’une en fin de première année, l’autre à la fin de la L2.

Les modalités de redoublement seront encadrées : celui-ci n’est autorisé qu’une seule fois en première année et afin de conserver la marche en avant, il n’y a pas de candidature possible l’année du redoublement. Il est possible de redoubler uniquement dans des situations répondant aux conditions fixées par arrêté.

Sup’Recherche-UNSA a déjà alerté sur l’impossibilité de mettre en œuvre ce texte dans les délais impartis et rejoint en cela l’avis de la Conférence des doyennes et des doyens des Facultés de médecine et de pharmacie du 30 juin 2026

En conséquence, Sup’Recherche-UNSA a refusé de prendre part au vote.

La maltraitance institutionnalisée des personnels doit cesser !

Étaient aussi présentés au vote

  • Projets d’arrêtés sur les BTS

– Modifiant les dispositions des arrêtés portant définition et fixant les conditions de délivrance des spécialités industrielles, sanitaires et sociales du brevet de technicien supérieur relatives aux compétences et connaissances associées des enseignements obligatoires et facultatifs de langue vivante et à leurs conditions d’évaluation.

– Portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur « Métiers des polymères et composites ».

– Projet d’arrêté portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur « Gestion de la PME ».

Sup’Recherche-UNSA a voté pour

  • Un Arrêté fixant la liste des écoles techniques privées de Y SCHOOLS Troyes autorisées à délivrer un diplôme visé par le ministre chargé de l’enseignement supérieur et pouvant conférer le grade de licence ou de master à leurs titulaires.  Sup’Recherche-UNSA a voté contre ce texte qui conduit le secteur public à pallier les graves défaillances de l’enseignement supérieur privé !
  • Autres textes :

– Transfert des emplois de l’Institut national supérieur de l’éducation artistique et culturelle (INSEAC) du Conservatoire national des arts et métiers vers Sciences Po Rennes (IEP de Rennes) et vers l’Université de Rennes ;

– Projet de décret modifiant le décret n° 2024-1157 du 4 décembre 2024 portant création de l’Université Bourgogne Europe et approbation de ses statuts ;

– Décret n° du modifiant le décret n° 2018-265 du 11 avril 2018 portant association d’établissements à l’université Sorbonne Université ;

– Projet de décret portant transformation de l’École nationale de l’électronique et de ses applications (ENSEA – EPA) en EPSCP – Projet de décret portant transformation de l’École nationale supérieure de chimie de Rennes (ENSC – EPA) en EPSCP 3 ;

– Arrêté portant accréditation des universités d’Aix-Marseille, Lille, Limoges et Lyon à délivrer le certificat de capacité d’orthophoniste ;

– Arrêté portant accréditation de l’université de Corse à délivrer le diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire ;

-Arrêté portant accréditation d’universités en vue de délivrer un troisième cycle court des études pharmaceutiques : Aix-Marseille,  Caen,  Clermont-Auvergne,  Lyon,  Montpellier,  Paris-cité,  Reims Champagne-Ardenne, Strasbourg et Tours ;

– Arrêté portant accréditation d’universités en vue de délivrer le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques : Marseille, Bourgogne Europe, Brest, Caen, et de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ;

– Arrêté portant accréditation d’universités à délivrer le diplôme d’État d’infirmier : Lille, Besançon.

 Sup’Recherche-UNSA a voté pour

Sup’Recherche-UNSA s’est associé à deux motions :

1/ Le CNESER rappelle le caractère essentiel de la recherche et alerte sur les choix budgétaires du Gouvernement

2/ Inclure la Transition Écologique pour un Développement Soutenable dans les formations du Supérieur

 




Retard de paiement des enseignants vacataires, Le juge administratif condamne pécuniairement les universités fautives !  

Sup’Recherche-UNSA se bat au quotidien dans les établissements pour que les retards de paiement abusifs dont sont victimes certains enseignants vacataires soient condamnés. Aussi, il convient de saluer la réaction récente des juges administratifs.

Le 30 juin dernier, en effet, le Tribunal administratif de Paris a condamné en référé provision plusieurs universités parisiennes pour le retard de paiement des rémunérations d’enseignants vacataires (Ordonnance du JRTA de Paris du 30 juin 2026, n°2427497)

Par exemple, le retard de paiement de neuf mois d’une enseignante est une faute de nature à engager la responsabilité de l’Université, dès lors que ce retard a engendré un préjudice.  L’établissement est donc condamné à verser 3000 euros pour commencer, en attendant le jugement de l’affaire au fond.

Sup’Recherche-Unsa le répète :

l’Enseignement supérieur français exploite la précarité et doit cesser ces pratiques indignes !

Image : williamcho in Pixabay

 




Déclaration liminaire de Sup’Recherche-UNSA, Au CNESER du 07 juillet 2026. 2025-2026 : Une année noire. Mais pas une fatalité.

Le bilan est là, implacable. Et nous refusons de le minimiser, de le noyer dans la langue de bois, de l’envelopper dans des formules diplomatiques. Non. Sup’Recherche-UNSA dit les choses telles qu’elles sont.

Un budget : une trahison.

Adopté avec retard. Amputé avant même d’être versé. Les universités n’ont pas géré un budget, elles ont géré une pénurie. Pendant ce temps, le Gouvernement continuait de parler d’ « ambitions » pour notre Université. Des ambitions sans moyens, ce sont des mensonges.

Une précarisation organisée, méthodique, assumée.

Derrière les discours sur l’attractivité des métiers », la réalité : contractualisation en hausse, emplois statutaires en recul, carrières appauvries, conditions de travail dégradées. On ne précarise pas impunément des professions sans affaiblir le service public qu’elles portent. Et c’est exactement ce qui se passe.

« Une bande de nuls. »

Ces mots, prononcés par un ministre de la République, dans l’enceinte du Parlement, à l’encontre de celles et ceux qui consacrent leur vie à former, à chercher, à transmettre. Une humiliation publique. Derrière cette formule de mépris, c’est toute une communauté qui a été blessée, enseignants, chercheurs, BIATSS, doctorants, étudiants.

Nous n’oublions pas.

Des réformes imposées, jamais concertées.

La réforme de la formation des enseignants : à marche forcée, sans concertation réelle. Le calendrier irréaliste de la réforme des études de médecine dit tout du mépris que le gouvernement porte à nos universités, à leurs personnels, aux étudiants.

L’université publique fragilisée. Le privé lucratif, lui, prospère.

L’État laisse prospérer, parfois encourage, un enseignement supérieur privé lucratif qui fait commerce des peurs des familles, capte des financements publics et échappe au contrôle. Pendant ce temps, nos universités manquent de tout.

C’est un choix politique. Et nous le dénonçons.

Aujourd’hui les étudiants étrangers. Demain, qui ?

En s’attaquant aux droits d’inscription des étudiants extra-communautaires, c’est l’attractivité scientifique, culturelle et diplomatique de la France qui est directement fragilisée. Cette dérive inquiète. Chaque restriction ouvre la voie à la suivante.

Un dialogue social réduit à du théâtre.

Les concertations ont cédé la place aux décisions unilatérales. Les alertes des organisations syndicales sont restées sans réponse. On nous convoque pour la forme. On ignore nos avis sur le fond. Ce n’est pas du dialogue social, c’est une mise en scène.

Et ce n’est pas tout.

Gel des postes. Insuffisance des promotions. Explosion des charges administratives. Dégradation continue des conditions de travail. Atteintes aux libertés académiques. Sous-financement chronique. Cette liste n’est pas exhaustive. C’est ça, la réalité de nos établissements aujourd’hui.

Et pourtant. Ils tiennent.

Malgré tout cela, les femmes et les hommes qui font vivre l’enseignement supérieur public continuent d’assurer leurs missions avec un engagement qui force le respect. Ils enseignent, ils cherchent, ils innovent, ils accompagnent. Ils donnent tout, leur énergie, leur passion, leur temps.

Combien de temps encore leur conscience professionnelle pourra-t-elle compenser les insuffisances de vos politiques ?

TROP, C’EST TROP.

L’enseignement supérieur public n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Ce n’est pas une ligne qu’on efface quand les comptes sont dans le rouge. C’est l’avenir de notre jeunesse. C’est le moteur de la société. Et nous ne laisserons pas cet avenir se sacrifier en silence.

Nous le disons sans détour : on ne rogne pas impunément sur l’avenir d’un pays.

Sup’Recherche-UNSA refuse cette logique d’épuisement et d’abandon. Nous nous battons pour que ceux qui forment, qui cherchent, qui transmettent soient enfin traités avec la dignité qu’ils méritent. Nous nous battons pour que l’université publique reste ce qu’elle doit être : un droit, pas un privilège.

L’année à venir sera décisive.

Les élections professionnelles de décembre 2026 seront un moment essentiel pour faire entendre la voix des personnels. Puis viendront, au printemps, des choix majeurs pour l’avenir de notre pays.

Sup’Recherche-UNSA ne cédera rien.

Nous combattrons toutes les politiques qui affaiblissent l’Université publique. Nous défendrons, sans compromis et sans relâche, un enseignement supérieur accessible à tous, financé à la hauteur de ses missions, respectueux de celles et ceux qui le font vivre.

Nous le devons à nos collègues.

Nous le devons à nos étudiants.

Nous le devons à l’avenir de l’Université en France