Au CSA Ministériel du 23 octobre : Sup’Recherche-UNSA vote non à la poursuite de la déconcentration de l’ESR

Un comité social d’administration ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CSAMESR) s’est tenu vendredi 23 octobre 2026, après un report demandé par les représentants des personnels du fait de l’actualité sociale tendue.

A l’ordre du ,jour  figuraient :

1/ Un projet de décret instaurant cinq nouveaux recteurs délégués pour l’enseignement supérieur et la recherche dans cinq régions académiques qui n’en étaient jusqu’ici pas dotées: la Bretagne, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire. Il s’agit ici d’un pas supplémentaire dans une marche vers la déconcentration et la régionalisation de l’enseignement supérieur public.

Outre que l’on peut s’interroger sur le coût de ces créations dans un moment de disette budgétaire, Sup’Recherche-UNSA dit ses inquiétudes face à cette stratégie. De même, on notera avec préoccupation l’oubli de la Corse et des collectivités ultramarines qui caractérise le texte.

  • Cette politique rectorale manifeste un abandon de l’État et ne peut que renforcer à court terme les inégalités territoriales entre établissements :
  • Elle fragilise à plus long terme le statut de fonctionnaires de l’État des enseignants et chercheurs de l’enseignement supérieur ;
  • Elle s’accompagne en ce moment même d’atteintes inquiétantes contre les garanties disciplinaires qui sont les leurs.

En conséquence, Sup’Recherche-UNSA a voté CONTRE.

2/ Les bilans 2025 des lignes directrices de gestion (LDG) « mobilités » des personnels et « promotions et valorisation des parcours professionnels » censées fixer pour plusieurs années l’action ministérielle en matière de mobilité et de promotions des personnels.

Sup’Recherche-UNSA ne peut que constater :

  • L’échec patent des politiques de mobilité au sein de l’ESR, particulièrement choquant en ce qui concerne les mutations prioritaires ;
  • La politique malthusienne désastreuse caractérisée par des taux de promotion  trop faibles et par l’abandon de la politique de repyramidage, qui avait pourtant porté ses fruits, tandis que la création de Chaires de professeurs junior se poursuit.

Dans le contexte, il est vraiment difficile de voir comment l’enseignement supérieur pourra répondre aux aspirations de la jeunesse en lutte pour l’accession aux études supérieures, si nous restons dans un tel marasme.