Attentats : l’unité nationale pour faire face à la barbarie !

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Après cette soirée effroyable où la France a été une nouvelle fois touchée au cœur, à Paris, sa capitale ensanglantée, on ne peut que s’incliner face à tant de vies volées, de familles meurtries et de rescapés traumatisés.

Avec eux, nous souffrons ! À mesure que les témoignages affluent, ils nous frappent par leur simplicité, leur clarté, leur sobriété à décrire l’impensable. Et l’on ressent l’horreur vécue, l’on partage l’angoisse de toutes celles et de tous ceux qui, des heures durant, ont cherché, certains cherchent encore désespérément, à avoir des nouvelles d’un proche disparu.

Nous aurons du mal à reprendre une activité normale dans les jours à venir mais, après la période de deuil que l’on doit à la mémoire des victimes, il le faudra. Il faudra relever la tête pour faire face à la barbarie, pour porter bien haut les valeurs de la République et pour livrer bataille, exhortons-le, dans l’unité nationale.

Car c’est bien une guerre à laquelle nous sommes confrontés, une guerre contre le terrorisme qui se joue désormais sur notre territoire. Des adeptes de l’obscurantisme le plus radical s’en prennent aveuglément aux français, à tous les français, sans distinction de couleur ou de religion. C’est bel et bien à la France et à ce qu’elle représente que la guerre est déclarée. Mais cette guerre n’est pas seulement militaire ou politique, elle est aussi, et même surtout, une guerre philosophique et idéologique.

C’est sur ce versant que la communauté universitaire et scientifique peut et doit se mobiliser pour prolonger dans une dimension intellectuelle rigoureuse les nombreuses questions que soulèvent ces évènements tragiques. C’est à nous de faire triompher les thèses progressistes pour préserver notre lien social, tout en dénonçant les raccourcis et en prévenant les risques d’amalgame.

La décence impose, selon nous, de voir par-delà les bannières et les nuances habituelles. Le seul étendard qui vaille vraiment d’être porté en pareilles circonstances est celui de la République et de nos libertés fondamentales.

C’est dans cet esprit de concorde que nous prenons part au deuil national et adressons nos pensées émues aux victimes et à leurs proches.